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Quelle autorisation pour installer une terrasse ou un étalage sur le trottoir ?

Textes vérifiés le 27 août 2026

Poser des tables sur le trottoir demande une autorisation d’occupation du domaine public, obtenue avant d’installer la première. Tant que les tables, les paravents et les jardinières repartent le soir ou à la fin de la saison sans rien laisser dans le sol, le titre à demander est le permis de stationnement, que le maire délivre sur le fondement de l’article L2213-6 du code général des collectivités territoriales. Dès qu’un élément est scellé, un plancher fixé, un auvent ancré, une terrasse fermée par des parois, l’occupation donne lieu à emprise et il faut une permission de voirie, délivrée par le propriétaire de la voie. L’article L113-2 du code de la voirie routière ne connaît que ce partage, et il ajoute que les deux titres sont délivrés à titre précaire et révocable.

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Ce qui décide du titre, c’est ce qui reste dans le sol quand vous remballez

L’article L113-2 du code de la voirie routière tient en une phrase : l’occupation du domaine public routier n’est autorisée que si elle a fait l’objet « soit d’une permission de voirie dans le cas où elle donne lieu à emprise, soit d’un permis de stationnement dans les autres cas », et « ces autorisations sont délivrées à titre précaire et révocable ». Le mot qui décide est l’emprise, c’est-à-dire une incorporation au sol ou une modification de l’assiette de la voie. Vous percez le trottoir pour fixer une structure, vous coulez un socle, vous scellez un poteau : il y a emprise. Vous posez du mobilier qui repartira sans laisser de trace : c’est un permis de stationnement.

La fiche officielle sur l’occupation du domaine public par un commerce range les situations exactement de cette façon. Du côté du permis de stationnement, elle place la terrasse ouverte avec ses tables et ses chaises mobiles, l’étalage de marchandises, le camion de restauration et le commerce ambulant. Du côté de la permission de voirie, elle place la terrasse fermée et le kiosque, en donnant comme marqueur le fait que l’installation soit close par des parois et puisse être chauffée ou climatisée. La troisième famille, le droit de place, ne concerne que les marchés et les halles et ne joue pas ici.

Ni la durée ni la surface ne déplacent cette frontière. Une terrasse ouverte exploitée toute l’année, dix ans de suite, reste un permis de stationnement, alors qu’une véranda de quatre mètres carrés fixée dans le trottoir relève de la permission de voirie dès le premier jour. Et si vos tables sont posées sur un espace qui vous appartient, un recul privé devant la vitrine ou une cour ouverte sur la rue, il n’y a pas d’occupation du domaine public et aucun titre domanial à demander, même si les passants ont l’impression de marcher sur le trottoir.

La terrasse ouverte et l’étalage se demandent en mairie

Le permis de stationnement se fonde, pour le maire, sur l’article L2213-6 du code général des collectivités territoriales, qui lui permet de délivrer « des permis de stationnement ou de dépôt temporaire sur la voie publique et autres lieux publics », « moyennant le paiement de droits fixés par un tarif dûment établi » et « sous réserve que cette autorisation n’entraîne aucune gêne pour la circulation et la liberté du commerce ». La délivrance relève de son pouvoir de police et ne demande aucune délibération préalable. Le tarif, lui, est voté par le conseil municipal, ce qui explique qu’il change de commune en commune sans qu’aucun barème national n’existe.

Ce titre couvre tout ce qui se pose : les tables et les chaises, les parasols lestés, les paravents et les jardinières mobiles, le porte-menu, l’étalage de fruits et légumes accolé à la devanture, le bac à fleurs en bordure de trottoir. Les grandes villes nomment ces situations une par une dans leur règlement, et le vocabulaire compte parce que le tarif et les conditions en dépendent. La Ville de Paris distingue ainsi l’étalage, accolé à la devanture, du contre-étalage, qui s’étend en bordure de trottoir, et la terrasse ouverte de la contre-terrasse, séparée de la façade par un passage laissé aux piétons.

La demande se dépose sur le formulaire cerfa 14023, intitulé « Demande de permission ou d’autorisation de voirie, de permis de stationnement, ou d’autorisation d’entreprendre des travaux », ou sur l’imprimé de la commune quand elle en a un : les villes qui ont un règlement des terrasses instruisent en général par leur propre téléservice, comme la Ville de Paris. Lisez ce règlement avant de commander le mobilier : c’est là que se trouvent les couleurs imposées, les matériaux interdits, la hauteur maximale des paravents, les horaires de sortie et de rentrée du mobilier, et les rues où rien n’est autorisé. Une demande impeccable sur le fond se fait refuser sur ces points-là.

La terrasse fermée relève de la permission de voirie, et souvent de l’urbanisme

Une terrasse fermée est couverte et close, réservée à la clientèle, et tient debout par des éléments fixés au sol ou à la façade. Elle donne donc lieu à emprise, et le titre domanial à demander est la permission de voirie, délivrée par le propriétaire de la voie. Sur une voie communale c’est le maire, sur une route départementale c’est le département, y compris quand elle traverse le bourg. Le passage du mobilier posé à la structure fixée change donc l’interlocuteur, sans que le commerce ait changé d’adresse.

Une seconde autorisation s’ajoute, parce qu’une terrasse fermée est une construction au sens du code de l’urbanisme. L’article R421-1 pose que les constructions nouvelles doivent être précédées d’un permis de construire, sauf celles que les articles suivants dispensent ou soumettent à déclaration préalable. L’article R421-2 dispense de toute formalité la construction qui ne dépasse ni douze mètres de hauteur, ni cinq mètres carrés d’emprise au sol, ni cinq mètres carrés de surface de plancher. L’article R421-9 soumet à déclaration préalable celle qui dépasse cinq mètres carrés d’emprise ou de surface de plancher tout en restant sous douze mètres de hauteur et sous vingt mètres carrés. Au-delà de vingt mètres carrés, on retombe sur le principe et le permis de construire est exigé.

Dans le périmètre d’un site patrimonial remarquable, aux abords d’un monument historique ou dans un site classé, les seuils tombent : l’article R421-11 impose la déclaration préalable dès le premier mètre carré, et l’article R*423-54 fait recueillir par le service instructeur l’accord de l’architecte des Bâtiments de France. C’est le cas de la plupart des centres anciens, donc de la plupart des rues où l’on veut fermer une terrasse. Retenez surtout que les deux décisions sont indépendantes : la déclaration préalable acceptée ne vous autorise pas à occuper le trottoir, et la permission de voirie signée ne vous dispense pas de l’autorisation d’urbanisme.

Une terrasse éphémère obéit aux mêmes règles, sur une saison

« Terrasse éphémère » n’est pas une catégorie juridique, et le caractère saisonnier ne change ni le titre à demander ni l’autorité qui le délivre. Ce qui change, c’est la période inscrite dans l’arrêté, le tarif calculé sur ces quelques mois, et l’obligation de tout retirer à la date de fin. Côté urbanisme, l’article R421-5 du code de l’urbanisme dispense de toute formalité les constructions implantées pour une durée n’excédant pas trois mois, à charge pour le constructeur de remettre les lieux dans leur état initial : une structure montée pour un été franchit rarement ce seuil, mais une installation d’avril à octobre le franchit.

La Ville de Paris, qui a pérennisé ses terrasses estivales, donne le modèle le plus détaillé. L’exploitation court du 1er avril au 31 octobre, jusqu’à 22 heures, et jusqu’à 23 heures du 21 juin au 30 août. Tout doit être démonté et retiré du domaine public au 1er novembre, sans structure permanente laissée sur place. Sur une place de stationnement, le plancher est un platelage de bois posé sans fixation, avec au moins vingt-cinq centimètres libres en dessous pour l’écoulement des eaux, entouré de barrières ajourées ne dépassant pas 1,30 mètre. Les bâches, les barnums, les toitures, le chauffage, l’éclairage extérieur et la diffusion de musique y sont interdits.

La demande s’instruit en deux mois environ, et rien ne peut être installé avant la réception de l’arrêté. Une saison se prépare donc à l’hiver précédent, pas au printemps. Et si la terrasse doit s’installer sur des places de stationnement, prévoyez le second document dont parle la section suivante : le titre d’occupation ne fait pas partir les voitures.

Le titre d’occupation ne vide pas les places de stationnement

Une autorisation d’occupation vous autorise à occuper. Elle ne neutralise pas le stationnement, ne dévie pas les piétons et ne rétrécit pas la chaussée, parce que ces mesures relèvent de la police de la circulation et se prennent par arrêté. Tant que la terrasse tient sur le trottoir sans toucher au cheminement des piétons ni au stationnement, le titre peut suffire à lui seul. Dès qu’elle réduit le passage, qu’elle mord sur des places ou qu’elle oblige les piétons à descendre sur la chaussée, il faut un arrêté en plus.

Sans cet arrêté, la voiture garée à l’emplacement de votre future terrasse est en règle et rien ne permet de la faire enlever. L’article R411-25 du code de la route ne rend en effet les mesures de police opposables aux usagers qu’une fois la signalisation correspondante posée. Une fois les panneaux en place, le stationnement devient gênant au sens de l’article R417-10 du code de la route, et l’immobilisation puis la mise en fourrière deviennent possibles.

Deux formulaires existent parce qu’il y a deux décisions : le cerfa 14023 pour le titre d’occupation, le cerfa 14024 pour la demande d’arrêté de police de la circulation. Un commerçant qui ne demande que le premier occupe légalement un emplacement qu’il ne peut pas faire libérer, et se retrouve le jour venu avec une voiture au milieu de sa terrasse.

Quelle largeur faut-il laisser aux piétons devant la terrasse ?

La référence nationale est l’arrêté du 15 janvier 2007 relatif à l’accessibilité de la voirie et des espaces publics, dont l’article 1er fixe la largeur minimale du cheminement à 1,40 mètre « libre de mobilier ou de tout autre obstacle », largeur « réduite à 1,20 mètre en l’absence de mur ou d’obstacle de part et d’autre du cheminement ». Ce texte vise les aménagements de voirie plus que les occupations privatives, mais c’est le chiffre que les communes reprennent dans leur règlement des terrasses et c’est celui qu’un agent vous opposera.

Les règlements locaux sont souvent plus exigeants, et ce sont eux qui s’appliquent à votre rue. La Ville de Paris demande un passage libre d’au moins 1,60 mètre pour les piétons, limite l’installation au tiers de la largeur du trottoir, interdit toute terrasse sur un trottoir de moins de 2,20 mètres, porte le passage à 1,80 mètre quand l’installation est posée sur la chaussée, et sépare la contre-terrasse de la façade par un passage libre d’au moins 1,80 mètre. Faites l’addition avant de dessiner votre terrasse : la profondeur qui vous reste est la largeur du trottoir moins le passage exigé, et non l’inverse.

Quand la largeur n’y est pas, une terrasse n’a pas les solutions d’un chantier. Un échafaudage peut ouvrir un passage protégé sur la chaussée ou dévier les piétons en face, parce que la gêne est temporaire et justifiée par des travaux ; une terrasse, elle, se réduit, se déplace sur des places de stationnement ou ne s’installe pas. Le détail des solutions de cheminement, avec les textes qui les imposent, est traité sur notre page consacrée aux bennes et aux échafaudages.

À qui adresser la demande selon la voie devant votre commerce

Sur une voie communale, le maire délivre tout, le permis de stationnement comme la permission de voirie, et signe l’arrêté de circulation s’il en faut un. Quand la compétence voirie a été transférée à l’intercommunalité, c’est l’exécutif de l’établissement gestionnaire qui délivre le titre domanial, ce qui est la situation courante dans les métropoles et les communautés urbaines. Le service à contacter est alors le service voirie de l’intercommunalité, pas celui de la mairie.

Sur une route départementale, la compétence se coupe en deux et c’est là que les demandes se perdent. Le département reste propriétaire de la voie et délivre la permission de voirie, en agglomération comme hors agglomération. Le permis de stationnement suit la police de la circulation : le maire en agglomération, après avis du département, et le département hors agglomération. Une terrasse ouverte sur la départementale qui traverse le bourg se demande donc en mairie, et la même terrasse une fois fermée se demande au département.

Deux situations sortent de ce cadre. Sur une route nationale ou une autoroute, l’interlocuteur est l’État ou le concessionnaire. Paris et les trois départements de la petite couronne obéissent par ailleurs à un régime de police particulier, partagé avec le préfet de police, que cette page ne détaille pas.

Le dossier, le délai, et un silence qui veut dire non

Le dossier tient en peu de pièces : le formulaire, un plan de situation, un plan coté de l’installation avec la largeur de trottoir restante, une photo de l’emplacement, et le plus souvent un descriptif du mobilier avec ses matériaux et ses couleurs, auquel la Ville de Paris consacre un article entier de son règlement. Prévoyez aussi la licence du débit de boissons et un extrait d’immatriculation, que beaucoup de communes réclament : l’autorisation est accordée à un exploitant nommé et pas à un local.

Le délai d’instruction est de deux mois, et le silence de l’administration vaut refus. Le décret du 10 novembre 2015 range en effet l’autorisation d’occupation du domaine public routier, visée à l’article L113-2 du code de la voirie routière, parmi les exceptions au principe selon lequel le silence vaut acceptation. Passé deux mois sans réponse, vous êtes devant une décision implicite de rejet, et c’est elle qui ouvre le recours gracieux devant l’auteur de la décision ou le recours contentieux devant le tribunal administratif, dans les deux mois.

L’autorisation ne se renouvelle pas tacitement. Une terrasse autorisée pour une année ou pour une saison s’éteint à son terme, et il faut en redemander une, ce qui découle directement du caractère précaire du titre. Déposez la demande suivante avant l’échéance de la précédente, en comptant les deux mois d’instruction.

Ce que coûte un droit de terrasse, et comment il se calcule

L’occupation est payante par principe. L’article L2125-1 du code général de la propriété des personnes publiques pose que toute occupation ou utilisation du domaine public donne lieu au paiement d’une redevance, et l’article L2213-6 du code général des collectivités territoriales parle de droits « fixés par un tarif dûment établi ». Ce tarif est arrêté par délibération de l’assemblée délibérante du gestionnaire, commune ou intercommunalité. Aucun barème national n’existe, et un site qui vous annonce un prix ferme se trompe forcément quelque part.

Le mode de calcul, lui, se retrouve partout : une somme au mètre carré occupé, multipliée par la durée, modulée selon la nature de l’installation et selon la rue. C’est l’article L2125-3 du même code qui l’autorise, en disposant que la redevance « tient compte des avantages de toute nature procurés au titulaire ». Une terrasse sur une place passante coûte donc plus cher que la même terrasse dans une rue de derrière, et une terrasse fermée, qui prive durablement le public de l’espace, coûte plus cher qu’une terrasse ouverte. L’article L2125-4 rend cette redevance payable d’avance et annuellement.

Deux points échappent à la plupart des commerçants. Si l’autorisation est retirée avant son terme pour un motif autre que le non-respect de vos obligations, l’article L2125-6 du même code prévoit la restitution de la part de redevance versée d’avance qui correspond à la période restant à courir. Et si l’occupation neutralise des places de stationnement payant, certaines villes facturent en plus la perte de recettes, directement ou par leur délégataire du stationnement. Demandez le tarif au service voirie en même temps que le formulaire, la réponse tient en une ligne.

Faut-il mettre une terrasse en concurrence avant de l’attribuer ?

L’obligation date de 2017 et elle vaut aussi pour les terrasses. L’article L2122-1-1 du code général de la propriété des personnes publiques impose une procédure de sélection préalable, impartiale, transparente et publique lorsque le titre délivré permet l’exercice d’une activité économique sur le domaine public. Une terrasse de café entre bien dans cette définition, puisqu’elle sert à vendre.

L’article L2122-1-3 permet de délivrer le titre de gré à gré quand la sélection est impossible ou non justifiée, et deux de ses cas couvrent la terrasse ordinaire : lorsqu’une seule personne est en droit d’occuper la dépendance en cause, et lorsque les caractéristiques particulières de celle-ci ou les conditions particulières de l’occupation le justifient au regard de l’activité prévue. Un trottoir accolé à la devanture d’un établissement se prête mal à l’exploitation par quelqu’un d’autre, ce qui rapproche la situation de la première hypothèse, et c’est au service instructeur de vérifier qu’elle est bien remplie dans sa rue.

Ce qui reste à faire, en revanche, se néglige souvent : le même article oblige l’autorité à rendre publiques les considérations de droit et de fait qui l’ont conduite à écarter la sélection. Une ligne dans l’arrêté et une mention sur le site de la commune suffisent, et leur absence est le premier angle d’attaque d’un concurrent évincé.

Un droit de terrasse ne se vend pas avec le fonds de commerce

L’article L2122-3 du code général de la propriété des personnes publiques dispose que l’autorisation d’occuper le domaine public « présente un caractère précaire et révocable », et l’article L113-2 du code de la voirie routière le répète pour le domaine routier. L’autorisation est en outre personnelle : elle ne peut être ni cédée ni sous-louée, et la commune peut la suspendre ou la retirer sans préavis ni indemnité. Beaucoup de commerçants achètent un fonds « avec sa terrasse » en croyant acheter un droit, alors qu’ils achètent une autorisation qui s’éteint avec son titulaire.

La loi du 18 juin 2014 a corrigé l’effet le plus brutal de cette règle sans la supprimer. L’article L2124-32-1 admet désormais qu’un fonds de commerce soit exploité sur le domaine public « sous réserve de l’existence d’une clientèle propre ». Et l’article L2124-33 permet à celui qui veut acheter un fonds de demander par anticipation l’autorisation d’occupation nécessaire à son exploitation, cette autorisation prenant effet « à compter de la réception par l’autorité compétente de la preuve de la réalisation de la cession du fonds ». Un repreneur avisé dépose donc sa demande pendant les négociations, pas après la signature.

Le décès du titulaire est traité par l’article L2124-34. Les ayants droit obtiennent sur demande, sauf motif d’intérêt général contraire, une autorisation identique à celle de l’ancien titulaire pendant trois mois, pour la seule poursuite de l’exploitation. S’ils ne poursuivent pas, ils disposent de six mois à compter du décès pour présenter un successeur, qui est alors subrogé dans les droits et obligations de l’ancien titulaire. Tout refus doit être motivé.

Ce que la mairie peut refuser, et ce que vous risquez sans titre

Personne n’a de droit à occuper le trottoir. L’article L2122-1 du code général de la propriété des personnes publiques pose que nul ne peut occuper une dépendance du domaine public sans un titre l’y habilitant, et l’article L2213-6 assortit la délivrance du permis de stationnement d’une réserve expresse : l’autorisation ne doit entraîner « aucune gêne pour la circulation et la liberté du commerce ». Un refus se motive donc très bien par la largeur de trottoir restante, par l’accès des secours, par la présence d’un arrêt de bus ou d’une sortie de secours, par la tranquillité des riverains, ou par une prescription du règlement des terrasses que le projet ne respecte pas.

En secteur patrimonial, l’avis de l’architecte des Bâtiments de France s’ajoute pour tout ce qui relève de l’urbanisme, et un dossier de terrasse fermée peut être refusé sur ce seul terrain. Le retrait en cours d’autorisation se motive de la même façon : dépassement de l’emprise autorisée, mobilier non conforme, occupation maintenue après l’heure, non-paiement de la redevance, ou motif d’intérêt général comme des travaux de voirie ou un réaménagement de la place.

Sans titre, l’article R*116-2 du code de la voirie routière punit de l’amende prévue pour les contraventions de la cinquième classe, soit 1 500 € et 3 000 € en cas de récidive, le fait d’avoir empiété sur le domaine public routier ou de l’avoir occupé sans autorisation préalable. Aucun dommage n’a besoin d’être constaté : occuper sans titre suffit. S’y ajoutent une indemnité d’occupation au moins égale à la redevance qui aurait été due, puisque n’avoir rien demandé n’a jamais dispensé de payer, et la remise en état des lieux à vos frais.

Une terrasse de café installée sur le trottoir de la rue de la Poste, à Saint-Julien-du-Sault : la chaussée reste entière, les véhicules passent normalement, et toute la question est le passage laissé aux piétons devant les tables. La situation appelle les deux documents dont parle cette page, et notre moteur les écrit tous les deux à partir de ces seuls faits : le permis de stationnement qui autorise l’occupation du trottoir, et l’arrêté qui règle le cheminement des piétons et interdit le stationnement sur l’emprise.

RÉPUBLIQUE FRANÇAISE

DÉPARTEMENT DE L’YONNE

COMMUNE DE SAINT-JULIEN-DU-SAULT


Arrêté temporaire réglementant la circulation rue de la Poste — installation d’une terrasse de café sur le trottoir

VU les articles L2212-1 et L2212-2 du code général des collectivités territoriales ;

VU l’article L2213-1 du code général des collectivités territoriales ;

VU l’article L2213-2 du code général des collectivités territoriales ;

VU l’article L411-1 du code de la route ;

VU l’article R110-2 du code de la route ;

VU l’article R411-25 du code de la route ;

VU l’article R417-10 du code de la route ;

VU les articles L325-1 et suivants du code de la route ;

VU l’arrêté interministériel du 24 novembre 1967 modifié relatif à la signalisation des routes et autoroutes ;

VU l’instruction interministérielle sur la signalisation routière, 8ᵉ partie « signalisation temporaire », approuvée par l’arrêté du 6 novembre 1992 modifié, dans sa version consolidée au 4 septembre 2025 ;

VU le règlement de voirie communal en vigueur ;

VU la demande formulée par l’entreprise Sogea Centre-Est, située 12 rue des Fossés, 89100 Sens, pour le compte de Commune de Saint-Julien-du-Sault, ayant pour objet : installation d’une terrasse de café sur le trottoir ;

Considérant qu’en raison d’installation d’une terrasse de café sur le trottoir, rue de la Poste, entre le n° 12 et le carrefour avec la rue des Écoles, sur une longueur de 180 mètres, dont l’exécution est confiée à l’entreprise Sogea Centre-Est pour le compte de la commune de Saint-Julien-du-Sault, le cheminement des piétons ne peut être maintenu dans ses conditions habituelles ;

Considérant que la configuration des lieux, la nature de l’occupation et leur empiètement sur le domaine public routier nécessitent, pour garantir les meilleures conditions de sécurité des usagers et des personnes présentes, la modification de l’organisation de la circulation et du stationnement sur cette section ;

Considérant que rien ne s’oppose à ce qu’il soit fait droit à la demande présentée par l’entreprise Sogea Centre-Est ;

ARRÊTE

Article 1er — Objet
Du 14 septembre 2026 au 25 septembre 2026 inclus, de 8 h 00 à 17 h 30, la circulation est réglementée rue de la Poste, entre le n° 12 et le carrefour avec la rue des Écoles, sur une longueur de 180 mètres, sur le territoire de la commune de Saint-Julien-du-Sault, en raison de l’opération suivante : installation d’une terrasse de café sur le trottoir.

Article 2 — Emprise sur la voie
L’emprise occupée est établie sur le trottoir. La circulation des véhicules n’est pas interrompue.

Article 3 — Stationnement
Le stationnement est interdit sur l’emprise occupée pendant toute la durée de la mesure, à l’exception des véhicules qui y sont affectés. Les véhicules stationnés en infraction avec le présent article sont considérés comme gênants au sens de l’article R417-10 du code de la route et peuvent être enlevés et mis en fourrière dans les conditions prévues aux articles L325-1 et suivants du code de la route.

Article 4 — Signalisation
La signalisation temporaire est conforme aux prescriptions de l’instruction interministérielle sur la signalisation routière, 8ᵉ partie « signalisation temporaire », approuvée par l’arrêté du 6 novembre 1992 modifié, dans sa version consolidée au 4 septembre 2025. Signalisation d’approche : AK5, à 10 mètres au moins en amont de l’emprise, dans chaque sens de circulation ; posé sur le trottoir à 0,50 mètre du bord de chaussée en laissant au moins 0,90 mètre libre aux piétons, et sur la chaussée à défaut. Signalisation de position : K16, entre l’emprise et les circulations, en barrière physique continue sur toute la longueur du chantier. La mise en place et la maintenance de la signalisation de restriction et de protection de l’emprise occupée sont à la charge et sous la responsabilité de l’entreprise Sogea Centre-Est. La signalisation est occultée pendant les périodes où aucune restriction ne persiste et éclairée la nuit dans le cas contraire. Elle est enlevée dès lors qu’ont disparu les motifs qui ont conduit à l’implanter.

Article 5 — Cheminement des piétons
Un cheminement piéton d’une largeur minimale de 1,40 mètre, libre de tout obstacle, est maintenu au droit de l’occupation. Le balisage constitue une barrière physique entre l’emprise occupée et les voies de circulation pour véhicules et piétons.

Article 6 — Dérogations
Par dérogation aux dispositions qui précèdent, la circulation demeure autorisée pour les riverains, les véhicules de secours et de lutte contre l’incendie ainsi que les véhicules de collecte des ordures ménagères. L’accès des riverains à leur propriété et des services de secours est maintenu pendant toute la durée de la mesure.

Article 7 — Entrée en vigueur
Les dispositions définies par le présent arrêté prennent effet le jour de la mise en place de la signalisation.

Article 8 — Publicité
Le présent arrêté est publié dans les conditions prévues par l’article L2131-1 du code général des collectivités territoriales et affiché à chaque extrémité de l’emprise occupée. La commune comptant moins de 3 500 habitants, ces modalités sont celles choisies par délibération du conseil municipal ; à défaut de délibération, la publication sous forme électronique s’applique.

Article 9 — Voies et délais de recours
Le présent arrêté peut faire l’objet d’un recours gracieux devant son auteur dans le délai de deux mois à compter de sa publication. Un recours contentieux peut être formé devant le tribunal administratif territorialement compétent dans le même délai, le cas échéant à compter de la réponse au recours gracieux. Le tribunal administratif peut être saisi par l’application Télérecours citoyens, accessible sur le site www.telerecours.fr.

Article 10 — Ampliation et exécution
Les agents de la force publique et les services gestionnaires de la voie sont chargés, chacun en ce qui le concerne, de l’exécution du présent arrêté, dont ampliation est adressée à : le bénéficiaire, Sogea Centre-Est ; le commandant de la brigade de gendarmerie ou le commissaire de police territorialement compétent ; le directeur du service départemental d’incendie et de secours ; le service chargé de la collecte des déchets.

Fait à Saint-Julien-du-Sault, le 3 septembre 2026.
Le Maire de la Commune de Saint-Julien-du-Sault,

Une terrasse de café installée sur le trottoir de la rue de la Poste, à Saint-Julien-du-Sault : la chaussée reste entière, les véhicules passent normalement, et toute la question est le passage laissé aux piétons devant les tables. La situation appelle les deux documents dont parle cette page, et notre moteur les écrit tous les deux à partir de ces seuls faits : le permis de stationnement qui autorise l’occupation du trottoir, et l’arrêté qui règle le cheminement des piétons et interdit le stationnement sur l’emprise.

RÉPUBLIQUE FRANÇAISE

DÉPARTEMENT DE L’YONNE

COMMUNE DE SAINT-JULIEN-DU-SAULT


Permis de stationnement rue de la Poste — installation d’une terrasse de café sur le trottoir

VU les articles L2212-1 et L2212-2 du code général des collectivités territoriales ;

VU l’article L2213-6 du code général des collectivités territoriales ;

VU l’article L411-1 du code de la route ;

VU l’article L113-2 du code de la voirie routière ;

VU l’article R*116-2 du code de la voirie routière ;

VU les articles L2122-1 à L2122-3 du code général de la propriété des personnes publiques ;

VU l’article L3111-1 du code général de la propriété des personnes publiques ;

VU l’article L2125-1 du code général de la propriété des personnes publiques ;

VU l’instruction interministérielle sur la signalisation routière, 8ᵉ partie « signalisation temporaire », approuvée par l’arrêté du 6 novembre 1992 modifié, dans sa version consolidée au 4 septembre 2025 ;

VU le règlement de voirie communal en vigueur ;

VU la délibération fixant le tarif des redevances dues pour l’occupation du domaine public routier ;

VU la demande formulée par l’entreprise Sogea Centre-Est, située 12 rue des Fossés, 89100 Sens, pour le compte de Commune de Saint-Julien-du-Sault, ayant pour objet : installation d’une terrasse de café sur le trottoir ;

VU l’état des lieux ;

Considérant qu’en raison d’installation d’une terrasse de café sur le trottoir, rue de la Poste, entre le n° 12 et le carrefour avec la rue des Écoles, sur une longueur de 180 mètres, dont l’exécution est confiée à l’entreprise Sogea Centre-Est pour le compte de la commune de Saint-Julien-du-Sault, le domaine public routier doit être occupé à titre temporaire ;

Considérant que rien ne s’oppose à ce qu’il soit fait droit à la demande présentée par l’entreprise Sogea Centre-Est ;

ARRÊTE

Article 1er — Autorisation
Le bénéficiaire, Sogea Centre-Est, est autorisé à occuper le domaine public, rue de la Poste, entre le n° 12 et le carrefour avec la rue des Écoles, sur une longueur de 180 mètres, sur le territoire de la commune de Saint-Julien-du-Sault, du 14 septembre 2026 au 25 septembre 2026 inclus, de 8 h 00 à 17 h 30, pour l’installation suivante : installation d’une terrasse de café sur le trottoir, à charge pour lui de se conformer aux dispositions des articles suivants.

Article 2 — Signalisation
L’entreprise Sogea Centre-Est a la charge de la signalisation temporaire de l’emprise occupée sur le domaine public et répond des conséquences d’un défaut ou d’une insuffisance de cette signalisation. Celle-ci est conforme aux prescriptions de l’instruction interministérielle sur la signalisation routière, 8ᵉ partie « signalisation temporaire », approuvée par l’arrêté du 6 novembre 1992 modifié, dans sa version consolidée au 4 septembre 2025. Elle est enlevée dès lors qu’ont disparu les motifs qui ont conduit à l’implanter.

Article 3 — Cheminement des piétons
Un cheminement piéton d’une largeur minimale de 1,40 mètre, libre de tout obstacle, est maintenu au droit de l’occupation. Le balisage constitue une barrière physique entre l’emprise occupée et les voies de circulation pour véhicules et piétons.

Article 4 — Tenue de l’installation
L’installation est maintenue en bon état, éclairée la nuit et protégée par une signalisation réglementaire. Elle ne fait pas obstacle au libre écoulement des eaux. Le gâchage de mortier sur la chaussée est interdit. Les abords sont maintenus en état de propreté permanente.

Article 5 — Précarité et responsabilité
La présente autorisation est délivrée à titre personnel, précaire et révocable. Elle ne confère aucun droit réel à son titulaire et ne peut être cédée. Elle peut être retirée à tout moment pour des motifs tenant à la conservation ou à l’utilisation du domaine public, sans que son bénéficiaire puisse prétendre à indemnité. Les droits des tiers sont et demeurent expressément réservés. Le bénéficiaire est responsable, tant vis-à-vis du gestionnaire du domaine que des tiers, des accidents de toute nature qui pourraient résulter de son occupation ou de ses travaux. Au terme de l’autorisation ou en cas de retrait, il remet les lieux dans leur état primitif. Le présent arrêté ne dispense pas son bénéficiaire des autorisations ou déclarations exigées par d’autres réglementations, notamment en matière d’urbanisme.

Article 6 — Redevance
L’occupation du domaine public donne lieu au paiement d’une redevance, dans les conditions et selon le tarif fixés par délibération de l’assemblée délibérante du gestionnaire de la voie.

Article 7 — Sanctions
Toute occupation du domaine public routier, tout dépôt et tout travail exécutés sans autorisation, ainsi que toute atteinte à l’intégrité de ce domaine, sont passibles de l’amende prévue pour les contraventions de la cinquième classe par l’article R*116-2 du code de la voirie routière.

Article 8 — Notification
Le présent arrêté est notifié à son bénéficiaire.

Article 9 — Voies et délais de recours
Le présent arrêté peut faire l’objet d’un recours gracieux devant son auteur dans le délai de deux mois à compter de sa notification. Un recours contentieux peut être formé devant le tribunal administratif territorialement compétent dans le même délai, le cas échéant à compter de la réponse au recours gracieux. Le tribunal administratif peut être saisi par l’application Télérecours citoyens, accessible sur le site www.telerecours.fr.

Article 10 — Ampliation et exécution
Les agents de la force publique et les services gestionnaires de la voie sont chargés, chacun en ce qui le concerne, de l’exécution du présent arrêté, dont ampliation est adressée à : le bénéficiaire, Sogea Centre-Est ; le commandant de la brigade de gendarmerie ou le commissaire de police territorialement compétent ; le directeur du service départemental d’incendie et de secours ; le service chargé de la collecte des déchets.

Fait à Saint-Julien-du-Sault, le 3 septembre 2026.
Le Maire de la Commune de Saint-Julien-du-Sault,

Questions fréquentes

Faut-il une autorisation pour mettre des tables sur le trottoir devant mon commerce ?

Oui, dès que les tables reposent sur le domaine public, y compris sur les quelques centimètres de trottoir qui longent votre vitrine. L’article L2122-1 du code général de la propriété des personnes publiques interdit d’occuper une dépendance du domaine public sans un titre y habilitant, et le titre à demander ici est le permis de stationnement, que le maire délivre sur le fondement de l’article L2213-6 du code général des collectivités territoriales. La demande se dépose sur le cerfa 14023 ou sur l’imprimé de la commune, avec un plan coté qui montre la largeur de trottoir laissée aux piétons. Comptez deux mois d’instruction et une redevance annuelle calculée au mètre carré. Si vos tables sont posées sur un espace privé, en retrait de la voie, aucun titre domanial n’est nécessaire.

Terrasse ouverte ou terrasse fermée : quel titre pour laquelle ?

La terrasse ouverte, avec du mobilier qui se pose et se retire, relève du permis de stationnement. La terrasse fermée, close par des parois et fixée au sol ou à la façade, donne lieu à emprise et relève de la permission de voirie. C’est le partage que l’article L113-2 du code de la voirie routière opère entre les deux titres, et il ne retient aucun autre critère, ni la durée de l’occupation ni sa surface. La conséquence pratique est un changement d’interlocuteur : sur une route départementale qui traverse le bourg, le maire délivre le permis de stationnement après avis du département, tandis que la permission de voirie reste au département. Une terrasse qu’on ferme change donc de dossier, et pas seulement d’aspect.

Une terrasse fermée demande-t-elle un permis de construire ?

Souvent, oui, parce qu’une terrasse fermée est une construction au sens du code de l’urbanisme. En dehors des secteurs protégés, l’article R421-2 dispense de toute formalité en dessous de cinq mètres carrés d’emprise au sol et de surface de plancher, l’article R421-9 impose une déclaration préalable entre cinq et vingt mètres carrés, et au-delà de vingt mètres carrés le permis de construire de l’article R421-1 redevient la règle. Dans un site patrimonial remarquable, aux abords d’un monument historique ou dans un site classé, l’article R421-11 impose la déclaration préalable dès le premier mètre carré et l’accord de l’architecte des Bâtiments de France est recueilli. Une structure implantée pour moins de trois mois échappe à ces formalités par l’article R421-5, à charge de remettre les lieux en état. Aucune de ces autorisations ne remplace le titre d’occupation du domaine public, qui se demande séparément.

Combien coûte un droit de terrasse ?

Il n’existe pas de barème national, et le prix se lit dans la délibération de la commune ou de l’intercommunalité gestionnaire. L’article L2125-1 du code général de la propriété des personnes publiques pose que toute occupation du domaine public donne lieu à redevance, et l’article L2213-6 du code général des collectivités territoriales parle de droits fixés par un tarif dûment établi. Le calcul se fait presque partout au mètre carré occupé et par période, modulé selon la nature de l’installation et selon la rue, ce qu’autorise l’article L2125-3 en prévoyant que la redevance tient compte des avantages de toute nature procurés au titulaire. Une terrasse fermée coûte donc plus cher qu’une terrasse ouverte de même surface, et la même terrasse coûte plus cher sur une place passante que dans une rue à l’écart. La redevance est payable d’avance, et si l’autorisation est retirée avant son terme sans faute de votre part, l’article L2125-6 prévoit la restitution de la part correspondant à la période restant à courir.

Quelle largeur de passage faut-il laisser aux piétons devant une terrasse ?

La référence nationale est de 1,40 mètre : l’article 1er de l’arrêté du 15 janvier 2007 relatif à l’accessibilité de la voirie fixe la largeur minimale du cheminement à 1,40 mètre libre de mobilier ou de tout autre obstacle, réductible à 1,20 mètre en l’absence de mur ou d’obstacle de part et d’autre. Les règlements municipaux reprennent ce chiffre et vont souvent au-delà : la Ville de Paris exige un passage libre de 1,60 mètre, limite l’occupation au tiers de la largeur du trottoir, interdit toute terrasse sur un trottoir de moins de 2,20 mètres et porte le passage à 1,80 mètre pour une installation posée sur la chaussée. Quand la largeur manque, une terrasse n’a pas les solutions d’un chantier : elle se réduit, se déplace sur des places de stationnement ou ne s’installe pas. Vérifiez le règlement des terrasses de votre commune avant de dessiner l’implantation, car c’est lui qui sera contrôlé sur place.

La mairie peut-elle retirer mon autorisation de terrasse ?

Oui, et c’est la caractéristique première de ce titre. L’article L2122-3 du code général de la propriété des personnes publiques dispose que l’autorisation d’occupation présente un caractère précaire et révocable, et l’article L113-2 du code de la voirie routière le répète. Le retrait peut être prononcé sans préavis ni indemnité, aussi bien pour un manquement de votre part, emprise dépassée, mobilier non conforme, redevance impayée, que pour un motif d’intérêt général comme des travaux de voirie ou un réaménagement de la rue. La seule contrepartie financière prévue est celle de l’article L2125-6 : quand le retrait intervient avant le terme pour un motif autre que l’inexécution de vos obligations, la part de redevance versée d’avance et correspondant à la période restant à courir vous est restituée. La décision se conteste devant le tribunal administratif dans les deux mois de sa notification.

Puis-je céder ma terrasse avec mon fonds de commerce ?

Non, l’autorisation est personnelle et ne se cède pas : le repreneur doit en demander une nouvelle à son nom. Depuis la loi du 18 juin 2014, l’article L2124-32-1 du code général de la propriété des personnes publiques admet qu’un fonds de commerce soit exploité sur le domaine public sous réserve de l’existence d’une clientèle propre, mais cela ne rend pas le titre d’occupation transmissible. L’article L2124-33 organise la solution pratique : celui qui veut acheter un fonds peut demander par anticipation l’autorisation d’occupation, qui prend effet à la réception par la mairie de la preuve que la cession a bien eu lieu. Déposez donc cette demande pendant les négociations, pour ne pas ouvrir sans terrasse. En cas de décès du titulaire, l’article L2124-34 accorde aux ayants droit une autorisation identique pendant trois mois et leur laisse six mois pour présenter un successeur, qui sera subrogé dans les droits et obligations de l’ancien titulaire.

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