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Combien coûte l’occupation du domaine public, et qui fixe le tarif ?

Textes vérifiés le 27 août 2026

Toute occupation privative du domaine public donne lieu au paiement d’une redevance : l’article L2125-1 du code général de la propriété des personnes publiques le pose en principe, et les cas de gratuité sont limitativement énumérés. Le montant, lui, n’est écrit dans aucun texte national. Il sort d’une délibération de l’assemblée délibérante du gestionnaire de la voie, ce qui explique qu’un échafaudage de trente mètres carrés coûte 51 € la semaine à Mulhouse en dehors du centre-ville et 45 € par jour au Vésinet. Les réseaux de télécommunications, d’électricité et de gaz échappent à ce tarif libre : leurs redevances sont plafonnées par décret et revalorisées chaque 1er janvier. Occuper sans rien demander ne fait économiser rien du tout, puisque le gestionnaire réclame alors une indemnité calculée sur le tarif qu’on aurait payé.

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Faut-il payer pour occuper le domaine public ?

Oui, et la règle ne souffre que les exceptions qu’un texte prévoit. L’article L2125-1 du code général de la propriété des personnes publiques, dans sa version en vigueur depuis le 1er janvier 2022, dispose que « toute occupation ou utilisation du domaine public d’une personne publique mentionnée à l’article L. 1 donne lieu au paiement d’une redevance ». Il n’y a pas de seuil en dessous duquel la gratuité s’installerait, et pas de régime plus doux pour un particulier que pour une entreprise. Le guide pratique du code publié par la direction générale des collectivités locales rappelle pourquoi : l’occupation privative « porte atteinte au droit d’accès de tous les usagers au domaine », et la redevance est la contrepartie de l’avantage individuel que le titulaire en retire. Le Conseil d’État a consacré ce principe général de non-gratuité dans son arrêt du 11 février 1998, Ville de Paris contre l’association pour la défense des droits des artistes peintres sur la place du Tertre.

L’autorisation et la redevance sont deux choses différentes, obtenues en même temps. La permission de voirie ou le permis de stationnement vous donne le droit d’occuper ; la redevance paie cette occupation. L’article L2213-6 du code général des collectivités territoriales les réunit dans la même phrase, puisqu’il permet au maire de délivrer des permis de stationnement ou de dépôt temporaire sur la voie publique « moyennant le paiement de droits fixés par un tarif dûment établi ». Une autorisation délivrée sans redevance, quand aucun texte ne prévoit la gratuité, est une autorisation fragile.

L’arrêté de circulation qui accompagne le chantier, lui, ne porte pas de redevance : c’est un acte de police, et rien n’y est occupé de façon privative. Vous payez la place que prend la benne ou l’échafaudage, pas le document qui l’autorise. Beaucoup de communes ajoutent tout de même un droit fixe de dossier, souvent modeste : Grenoble facture 5,95 € pour toute nouvelle demande, simple ou multi-objets, création ou modification de l’existant, selon les tarifs applicables au 1er janvier 2026 votés par son conseil municipal du 3 novembre 2025.

Pourquoi le montant ne vient d’aucun texte national

La loi ne dit qu’une chose sur le montant, et elle le dit en une phrase. L’article L2125-3 du code général de la propriété des personnes publiques prévoit que « la redevance due pour l’occupation ou l’utilisation du domaine public tient compte des avantages de toute nature procurés au titulaire de l’autorisation ». Aucun barème, aucune fourchette. Le guide pratique du code en tire la conséquence : sauf texte législatif spécifique, il appartient à l’autorité chargée de la gestion du domaine public de définir les modalités de la redevance, et pour les collectivités territoriales cette compétence est en principe reconnue à l’organe délibérant, comme l’ont jugé le Conseil d’État dans son arrêt du 30 juin 1939, Commune de Granville, puis dans celui du 27 juillet 1984, Commune de la Teste-de-Buch. Il y a donc en France autant de tarifs que de gestionnaires de voirie, et le seul chiffre qui vous engage est celui qu’a voté le gestionnaire de votre rue.

Le tarif que vote l’assemblée n’est pas libre pour autant. Dans son arrêt du 21 mars 2003, SIPPEREC, le Conseil d’État a rappelé que « les redevances imposées à un occupant du domaine public doivent être calculées non seulement en fonction de la valeur locative d’une propriété privée comparable à la dépendance du domaine public pour laquelle la permission est délivrée, mais aussi en fonction de l’avantage procuré par cette jouissance privative du domaine public ». Un arrêt Peysson de décembre 1923 avait déjà admis que le conseil municipal fixe ces tarifs en tenant compte, par des dispositions ayant un caractère général, du mode d’usage et de la situation des emplacements occupés ainsi que de la nature des commerces exercés : c’est le fondement du zonage qu’on retrouve dans presque toutes les grilles communales. Le guide pratique du code met en garde contre le montant disproportionné au regard de ces deux critères, qui expose la délibération à l’annulation pour erreur manifeste d’appréciation, et contre les différences de traitement qu’aucune considération d’intérêt général ne justifie.

Le conseil municipal peut confier le travail au maire, et il le fait souvent. Le 2° de l’article L2122-22 du code général des collectivités territoriales lui permet de déléguer, pour la durée du mandat, le soin « de fixer, dans les limites déterminées par le conseil municipal, les tarifs des droits de voirie, de stationnement, de dépôt temporaire sur les voies et autres lieux publics et, d’une manière générale, des droits prévus au profit de la commune qui n’ont pas un caractère fiscal ». Le tarif du Vésinet pour 2026 en donne l’illustration exacte : sa grille renvoie à une délibération du conseil municipal du 17 juillet 2020 qui donne délégation au maire, à une délibération du 26 mars 2015 sur la redevance d’occupation du domaine public, et à une décision du maire du 9 septembre 2022. Le prix que paie une entreprise cette année a donc été arrêté il y a quatre ans, par une décision du maire et non par une délibération : c’est là qu’il faut aller le chercher.

Ce que coûte un échafaudage, d’une commune à l’autre

Au Vésinet, dans les Yvelines, le tarif des droits de voirie et d’occupation du sol pour 2026 tient sur trois lignes. Les matériaux et les échafaudages sont facturés 1,50 € le mètre carré et par jour, les palissades ordinaires 1,50 € le mètre linéaire et par jour, et les palissades susceptibles de recevoir des affiches 10 € le mètre linéaire et par jour. La grille conserve une clause d’exemption de la redevance pour les commerçants pendant les vingt-quatre premières heures.

À Mulhouse, la délibération du conseil municipal du 11 décembre 2025 approuvant les tarifs municipaux fait calculer la redevance 2026 à la semaine, et toute semaine entamée est due. Le mètre carré occupé vaut 3,40 € par semaine en centre-ville, à l’intérieur du ring, et 1,70 € dans les autres zones, avec un minimum d’emprise d’un mètre carré. La neutralisation d’une place de stationnement s’ajoute à ce compte, à 37 € par véhicule et par semaine. Sur le territoire de Plaine Commune, en Seine-Saint-Denis, la délibération du 16 décembre 2025 retient un tarif au mois : 17 € le mètre carré pour un échafaudage.

Prenez un échafaudage de trente mètres carrés monté pour un mois et comparez. Il revient à 1 350 € au Vésinet, à 510 € sur les neuf villes de Plaine Commune, et à 510 € également en centre-ville de Mulhouse si l’occupation court sur cinq semaines entamées, contre 255 € dans les quartiers mulhousiens situés hors du ring. Le même échafaudage, s’il sert un ravalement de façade, ne coûte rien du tout à Mulhouse, qui exonère deux mois d’occupation dans ce cas. Le chantier est le même dans les quatre cas, la surface et la durée aussi. Seul le vote de l’assemblée change, et il fait varier la facture de zéro à mille trois cent cinquante euros.

La benne, l’emprise de chantier et la grue

Les grilles les plus détaillées distinguent chaque objet posé sur la voie. Celle de Plaine Commune, arrêtée par sa délibération du 16 décembre 2025 pour l’année 2026, facture la benne à gravats 38 € par unité et par semaine, la clôture ou palissade de chantier 12 € le mètre linéaire et par mois, l’emprise de chantier 22 € le mètre carré et par mois, et la base de vie ou le bungalow de chantier au même tarif que l’emprise. Un appareil de levage autre qu’un monte-meuble de déménagement y revient à 86 € de l’heure ou 682 € la journée, si bien qu’une matinée de grutage coûte moitié moins cher que la journée entière.

Les objets du déménagement sont traités à part et coûtent nettement moins cher : sur le même territoire, le stationnement réservé à un camion de déménagement vaut 18 € par jour, et le monte-meuble 33 € par jour. Le sol clos pour une occupation riveraine non économique est facturé 11 € le mètre carré et par semaine.

Beaucoup de communes ne dressent pas cet inventaire et rattachent tout ce qui n’est pas prévu à une ligne unique. Grenoble facture ainsi 18,35 € par jour, au mètre linéaire, au mètre carré ou à l’unité selon le cas, « toute occupation du domaine public, travail, objet non prévus dans cette grille de tarifs quelle que soit la zone ». Au Vésinet, une benne relève simplement de la ligne des matériaux. Lisez la grille de votre commune avant de raisonner par analogie avec celle de la ville voisine : la même benne y porte rarement le même nom.

Ce qui gonfle la note au-delà du tarif affiché

Les règles d’arrondi font souvent plus de différence que le tarif lui-même. Grenoble prévoit que tout mètre carré, tout mètre linéaire ou toute tranche entamée est dû dans sa totalité, arrondi à l’unité supérieure. Mulhouse fait payer toute semaine commencée et retient un minimum d’emprise d’un mètre carré, si bien qu’une benne posée pour trois jours coûte une semaine et qu’un demi-mètre carré de dépôt en coûte un entier. Regardez l’unité de compte autant que le prix avant de comparer deux grilles : sur une occupation courte, c’est elle qui décide de la facture.

D’autres sommes se greffent sur la redevance sans en être une. Quand l’installation mord sur des places, la neutralisation du stationnement se facture séparément, comme les 37 € par véhicule et par semaine de Mulhouse. Le droit fixe de dossier est demandé en plus, comme les 5,95 € de Grenoble. Et le retard se paie : Grenoble applique une majoration de 10 % du montant total de la facture en cas de paiement après la date limite fixée dans l’arrêté d’autorisation, tandis que l’article L2125-5 du code général de la propriété des personnes publiques fait courir des intérêts moratoires au taux légal sur toute redevance payée en retard.

Sachez enfin quand la somme est exigible. L’article L2125-4 pose que la redevance est payable d’avance et annuellement, le bénéficiaire pouvant selon les cas se libérer par acomptes ou payer plusieurs années à la fois. Si l’autorisation vous est retirée avant son terme pour un motif autre que l’inexécution de vos obligations, l’article L2125-6 vous fait restituer la part de redevance versée d’avance qui correspond à la période restant à courir. Une occupation écourtée par la commune ne vous laisse donc pas payer le vide.

Combien coûte une permission de voirie ?

La question n’a pas de réponse unique, parce que la permission de voirie vise les occupations avec emprise et que celles-ci se facturent au mètre linéaire et à l’année, pas au mètre carré et à la journée. Sur le territoire de Plaine Commune, les conduites, fourreaux et câbles posés sous voirie par un occupant autre qu’Enedis, GRTgaz ou un opérateur télécom coûtent en 2026 1 € le mètre linéaire et par an en dessous de 250 millimètres de diamètre, 3 € de 250 à 499 millimètres, 6 € de 500 à 999 millimètres et 13 € au-delà. Les ouvrages installés dans le sol autres que des conduites, comme un passage souterrain ou un regard, y valent 32 € le mètre carré et par mois, et les ouvrages ancrés au-dessus du sol, armoires et mobiliers divers, 21 € dans les mêmes unités.

L’alimentation du chantier lui-même a sa propre ligne, et beaucoup d’entreprises l’oublient dans leur devis. Toujours à Plaine Commune, une canalisation ou un câble électrique tiré pour alimenter le chantier revient à 5 € le mètre linéaire et par mois, une armoire technique à 19 € le mètre carré et par mois, et la desserte temporaire d’un chantier par un bateau de trottoir à 100 € le mètre linéaire et par mois. L’accès permanent d’un riverain, l’entrée charretière, se paie 99 € le mètre linéaire au premier établissement.

Un réseau enterré coûte donc quelques euros du mètre par an, là où une benne coûte quelques dizaines d’euros par semaine : les deux titres ne comptent ni dans la même unité ni sur la même durée. Savoir lequel vous concerne change le mode de calcul autant que l’autorité à qui vous adressez la demande, et cela se joue sur une seule chose, l’emprise que vos travaux laissent ou non dans le sol.

La terrasse de café se facture à l’année, et par zone

La terrasse de café est l’occupation la plus longue et la plus finement zonée de toutes les grilles communales. Les tarifs de Grenoble applicables au 1er janvier 2026, votés par le conseil municipal du 3 novembre 2025, distinguent quatre zones et trois formes de terrasse : la terrasse fermée est facturée 253,90 € le mètre carré et par an dans toute la ville, la terrasse installée sur du stationnement 95,40 € en première zone, 63 € puis 30,90 € en descendant, et les autres terrasses de 66,05 € à 15,50 € selon la zone. Un simple étalage revient à 64,25 € le mètre carré et par an dans les trois premières zones, et à 31,70 € dans la quatrième.

Plaine Commune fait le même partage sur d’autres critères. Sa délibération du 16 décembre 2025 sépare les terrasses ancrées, à 236 € le mètre carré et par an en première zone, 119 € en deuxième et 77 € en troisième, des étalages et terrasses non ancrées, respectivement à 114 €, 57 € et 37 €. L’ancrage double donc le prix : c’est la traduction tarifaire de ce que le droit appelle l’emprise, et de ce que la jurisprudence appelle l’avantage procuré au titulaire.

Pour un commerce, cette redevance se calcule sur l’année entière et se règle d’avance. Un restaurateur qui installe vingt mètres carrés de terrasse fermée à Grenoble doit 5 078 € pour l’année ; les mêmes vingt mètres carrés de terrasse non ancrée en troisième zone de Plaine Commune coûtent 740 €. Ces deux montants ne veulent rien dire séparés de la délibération qui les porte, et ils ne se transposent à aucune autre ville.

Pourquoi les réseaux ont leurs propres plafonds

Les opérateurs de communications électroniques relèvent d’un régime propre, posé par le décret n° 2005-1676 du 27 décembre 2005 et codifié aux articles R20-51 à R20-54 du code des postes et des communications électroniques. L’article R20-51 reprend la logique générale, puisque « le montant des redevances tient compte de la durée de l’occupation, de la valeur locative de l’emplacement occupé et des avantages matériels, économiques, juridiques et opérationnels qu’en tire le permissionnaire ». Mais l’article R20-52 ajoute ce que le droit commun ne connaît pas : des plafonds. Sur le domaine public routier, la redevance annuelle ne peut dépasser 300 € par kilomètre et par artère sur autoroute, 30 € sur le reste de la voirie lorsque le sol ou le sous-sol est utilisé, 40 € dans les autres cas, et 20 € le mètre carré au sol pour les installations autres que les stations radioélectriques. Une artère, au sens du texte, est un fourreau contenant ou non des câbles ou un câble en pleine terre dans le sous-sol, et ailleurs l’ensemble des câbles tirés entre deux supports.

Ces plafonds sont ceux de 2006 et personne ne les applique tels quels, parce que l’article R20-53 les fait réviser « au 1er janvier de chaque année, par application de la moyenne des quatre dernières valeurs trimestrielles de l’index général relatif aux travaux publics ». L’Association des maires de France publie chaque janvier le résultat du calcul. Pour 2026, sur le domaine public routier communal, le plafond s’établit à 49,11 € par kilomètre pour une artère souterraine, 65,49 € pour une artère aérienne, et 32,74 € le mètre carré pour les autres installations ; sur le domaine public non routier, à 1 637,14 € par kilomètre et 1 064,14 € le mètre carré. Les pylônes et les antennes de téléphonie mobile restent hors de ce cadre, et ne sont donc pas plafonnés.

L’électricité et le gaz obéissent à des formules plutôt qu’à des tarifs. Pour les ouvrages de transport et de distribution d’électricité, l’article R2333-105 du code général des collectivités territoriales, dans sa version en vigueur depuis le 21 août 2023, plafonne la redevance annuelle due à la commune selon sa population : 153 € jusqu’à 2 000 habitants, puis 0,183 P moins 213 euros jusqu’à 5 000 habitants, 0,381 P moins 1 204 jusqu’à 20 000, 0,534 P moins 4 253 jusqu’à 100 000, et 0,686 P moins 19 498 au-delà, P étant la population du dernier recensement. Ces plafonds sont eux aussi revalorisés au 1er janvier, cette fois sur l’index ingénierie. Les chantiers ont leur redevance à part : l’article R2333-105-1 la plafonne, pour les réseaux de transport, à 0,70 € multiplié par la longueur en mètres des lignes installées ou remplacées sur le domaine public communal, et l’article R2333-105-2 limite celle des réseaux de distribution au cinquième de la redevance permanente. Le gaz suit une mécanique comparable, issue du décret n° 2007-606 du 25 avril 2007.

Un plafond n’est pas un tarif, et la nuance vaut de l’argent. Tant que le conseil municipal n’a pas délibéré pour instituer la redevance et en fixer le montant, la commune ne perçoit rien, même si l’opérateur occupe son domaine depuis vingt ans. La délibération peut retenir le plafond ou moins, mais elle doit exister, et l’arrêté de permission de voirie y renvoie ensuite pour son article financier.

Quand l’occupation est-elle gratuite ?

L’article L2125-1 écarte d’abord la redevance dans un cas, celui de l’installation par l’État d’équipements visant à améliorer la sécurité routière ou nécessaires à la liquidation et au constat des irrégularités de paiement d’une taxe perçue au titre de l’usage du domaine public routier. Il permet ensuite, par dérogation, de délivrer l’autorisation gratuitement dans cinq situations : lorsque l’occupation est la condition naturelle et forcée de travaux ou de la présence d’un ouvrage intéressant un service public qui bénéficie gratuitement à tous ; lorsqu’elle contribue directement à assurer la conservation du domaine public lui-même ; lorsqu’elle assure l’exercice des missions des services de l’État chargés de la paix, de la sécurité et de l’ordre publics ou du contrôle aux frontières dans les aérodromes, les ports et les gares ; lorsqu’elle permet l’exécution de travaux relatifs à une infrastructure de transport public ferroviaire ou guidé ; et pour la pêche professionnelle et la navigation des embarcations qui la servent. Le même article ouvre enfin la gratuité aux associations à but non lucratif qui concourent à la satisfaction d’un intérêt général, et règle le cas des occupations liées à un contrat de la commande publique, gratuites lorsque le contrat s’exécute au profit exclusif de la personne publique.

Deux articles récents ont élargi la porte. L’article L2125-1-1, en vigueur depuis le 25 août 2021, autorise les communes à délivrer gratuitement les titres d’occupation destinés à l’installation et à l’entretien de dispositifs de végétalisation sans but lucratif. L’article L2125-1-2, en vigueur depuis le 17 avril 2024, permet à l’organe délibérant de la commune de décider la gratuité pour les autorisations sollicitées par les associations régies par la loi du 1er juillet 1901. Les grilles communales le traduisent noir sur blanc : Plaine Commune inscrit la ligne « végétalisation de l’espace public » comme exonérée de droits, et Grenoble exonère la jardinière autorisée au titre de l’embellissement du cadre de vie ainsi que la rampe d’accessibilité au titre de l’accessibilité aux personnes handicapées.

Les exonérations locales sont les plus utiles à connaître, et les plus faciles à perdre. Mulhouse accorde deux mois d’exonération pour la pose d’un échafaudage lorsqu’il s’agit de travaux de ravalement de façade ou de peinture, mais sa notice prévient que « cette exonération est supprimée si l’échafaudage est placé avant l’obtention de l’arrêté d’autorisation ». Un ravalement qui démarre en avance perd donc deux mois de gratuité pour avoir gagné trois jours. Le Vésinet, de son côté, maintient l’exemption de redevance pour les commerçants pendant les vingt-quatre premières heures. Posez la question à votre service voirie avant de commander la livraison : ces clauses ne figurent jamais dans la grille de tarifs, seulement dans la notice qui l’accompagne.

Ne rien demander ne fait rien économiser

Le gestionnaire qui découvre une occupation sans titre ne se contente pas de la faire cesser : il en réclame le prix. Dans son arrêt du 16 mai 2011, Commune de Moulins, publié au recueil Lebon sous le numéro 317675, le Conseil d’État a jugé qu’une commune est fondée à demander à l’occupant sans titre de son domaine public une indemnité compensant les revenus qu’elle aurait perçus d’un occupant régulier. Le calcul se fait en appliquant le tarif d’occupation en vigueur, lorsqu’il existe et qu’il a été établi en tenant compte des avantages de toute nature procurés par l’occupation, et à défaut par référence au revenu qu’une occupation régulière aurait produit. La démarche que vous n’avez pas faite ne vous a donc rien fait gagner.

La commune peut même facturer plus cher qu’au tarif normal quand elle l’a prévu. Le formulaire d’occupation privative de la voie publique de Mulhouse annonce que « toute occupation de la voie publique non conforme ou sans autorisation préalable se verra sanctionnée par une tarification supérieure dont le minimum de perception est fixé à 250 € ». S’y ajoute la sanction pénale : l’article R*116-2 du code de la voirie routière punit de l’amende prévue pour les contraventions de la cinquième classe, soit 1 500 € et 3 000 € en cas de récidive, celui qui, sans autorisation préalable, a occupé tout ou partie du domaine public routier ou y a effectué des dépôts. Le montant de 750 € qu’on lit un peu partout est celui de la quatrième classe et ne correspond pas à ce cas.

Le temps ne joue pas non plus dans votre sens autant qu’on le croit. L’article L2321-4 du code général de la propriété des personnes publiques soumet les produits et redevances du domaine à une prescription de cinq ans, quel que soit leur mode de fixation, courant à compter de la date à laquelle ils sont devenus exigibles. Une occupation ancienne peut donc être rattrapée sur plusieurs exercices, par un titre exécutoire émis longtemps après la fin du chantier.

Côté mairie : ce qu’il faut avoir voté avant de facturer

Sans délibération fixant le tarif, rien ne se recouvre. L’article L2213-6 parle de droits « fixés par un tarif dûment établi », et c’est cet acte que le comptable public cherchera. La note et le modèle d’arrêté de l’Association des maires de France sur les permissions de voirie le montrent dans sa forme habituelle : l’arrêté vise « la délibération du … fixant les montants des redevances d’occupation du domaine public dues par les opérateurs de communications électroniques », et son article consacré à la redevance renvoie à cette délibération ainsi qu’aux articles R20-51 et R20-52 du code des postes et des communications électroniques, en rappelant la révision au 1er janvier prévue par l’article R20-53.

Deux prudences à garder en tête au moment de voter. Le montant doit rester proportionné à la valeur locative d’une propriété privée comparable et à l’avantage que le titulaire retire de l’occupation, faute de quoi la délibération encourt l’annulation pour erreur manifeste d’appréciation. Et les écarts entre catégories d’occupants doivent se justifier par des considérations d’intérêt général, le principe d’égalité des usagers du domaine public s’appliquant ici comme ailleurs. Le zonage géographique et la distinction entre terrasse ancrée et terrasse posée passent sans difficulté ce contrôle ; une différence de tarif entre deux commerces voisins de même nature, non.

Vérifiez enfin que c’est bien vous qui percevez. Quand la voirie a été transférée à l’intercommunalité, c’est elle qui délivre le titre domanial et qui vote le tarif, et la commune n’a plus la main. La grille de Plaine Commune l’écrit à côté de chaque page de tarifs : pour la permission de voirie, « autorité qualifiée : Président de Plaine Commune pour les voies communales, Président du Conseil Départemental sur les RD et ex-RN » ; pour le permis de stationnement, « autorité qualifiée : Maire dans le cadre de ses pouvoirs de police sur toutes les voies sauf sur routes classées à grande circulation ». Une commune membre qui facturerait malgré tout émettrait un titre que le juge annulerait.

Un échafaudage de ravalement monté rue de la Poste, à Saint-Julien-du-Sault, sur un trottoir trop étroit pour l’absorber : l’emprise mord sur la chaussée, qui se rétrécit sans se fermer. La situation appelle deux actes, et notre moteur les écrit tous les deux à partir de ces seuls faits, l’arrêté qui règle la circulation pendant les travaux et le permis de stationnement qui autorise l’occupation. C’est ce dernier qui porte la redevance : il vise la délibération fixant le tarif et y renvoie à son article 6, puisque le montant ne se trouve nulle part ailleurs.

RÉPUBLIQUE FRANÇAISE

DÉPARTEMENT DE L’YONNE

COMMUNE DE SAINT-JULIEN-DU-SAULT


Arrêté temporaire réglementant la circulation rue de la Poste — installation d’un échafaudage de ravalement de façade

VU les articles L2212-1 et L2212-2 du code général des collectivités territoriales ;

VU l’article L2213-1 du code général des collectivités territoriales ;

VU l’article L2213-2 du code général des collectivités territoriales ;

VU l’article L411-1 du code de la route ;

VU l’article R110-2 du code de la route ;

VU l’article R411-25 du code de la route ;

VU l’article R417-10 du code de la route ;

VU les articles L325-1 et suivants du code de la route ;

VU l’arrêté interministériel du 24 novembre 1967 modifié relatif à la signalisation des routes et autoroutes ;

VU l’instruction interministérielle sur la signalisation routière, 8ᵉ partie « signalisation temporaire », approuvée par l’arrêté du 6 novembre 1992 modifié, dans sa version consolidée au 4 septembre 2025 ;

VU le règlement de voirie communal en vigueur ;

VU la demande formulée par l’entreprise Sogea Centre-Est, située 12 rue des Fossés, 89100 Sens, pour le compte de Commune de Saint-Julien-du-Sault, ayant pour objet : installation d’un échafaudage de ravalement de façade ;

Considérant qu’en raison d’installation d’un échafaudage de ravalement de façade, rue de la Poste, entre le n° 12 et le carrefour avec la rue des Écoles, sur une longueur de 180 mètres, dont l’exécution est confiée à l’entreprise Sogea Centre-Est pour le compte de la commune de Saint-Julien-du-Sault, la chaussée doit être rétrécie ;

Considérant que la configuration des lieux, la nature de l’occupation et leur empiètement sur le domaine public routier nécessitent, pour garantir les meilleures conditions de sécurité des usagers et des personnes présentes, la modification de l’organisation de la circulation et du stationnement sur cette section ;

Considérant que rien ne s’oppose à ce qu’il soit fait droit à la demande présentée par l’entreprise Sogea Centre-Est ;

ARRÊTE

Article 1er — Objet
Du 14 septembre 2026 au 25 septembre 2026 inclus, de 8 h 00 à 17 h 30, la circulation est réglementée rue de la Poste, entre le n° 12 et le carrefour avec la rue des Écoles, sur une longueur de 180 mètres, sur le territoire de la commune de Saint-Julien-du-Sault, en raison de l’opération suivante : installation d’un échafaudage de ravalement de façade.

Article 2 — Emprise sur la voie
La chaussée est rétrécie au droit de l’occupation ; le croisement des véhicules y demeure possible. Les dépassements sont interdits sur l’emprise occupée, quelles que soient les voies laissées libres à la circulation.

Article 3 — Stationnement
Le stationnement est interdit sur l’emprise occupée pendant toute la durée de la mesure, à l’exception des véhicules qui y sont affectés. Les véhicules stationnés en infraction avec le présent article sont considérés comme gênants au sens de l’article R417-10 du code de la route et peuvent être enlevés et mis en fourrière dans les conditions prévues aux articles L325-1 et suivants du code de la route.

Article 4 — Signalisation
La signalisation temporaire est conforme aux prescriptions de l’instruction interministérielle sur la signalisation routière, 8ᵉ partie « signalisation temporaire », approuvée par l’arrêté du 6 novembre 1992 modifié, dans sa version consolidée au 4 septembre 2025. Signalisation d’approche : AK5, à 20 mètres au moins en amont de l’emprise, dans chaque sens de circulation ; posé sur le trottoir à 0,50 mètre du bord de chaussée en laissant au moins 0,90 mètre libre aux piétons, et sur la chaussée à défaut ; B3, à 10 mètres au moins en amont de l’emprise, dans chaque sens de circulation. Signalisation de position : B21a, au moins deux en tête du biseau lorsque celui-ci est réalisé au moyen de cônes K5a ; K8, en tête de la zone neutralisée, orienté vers la voie laissée libre ; K5c, en alignement le long de l’emprise ; K5a, en biseau à l’entrée de la zone neutralisée, puis en balisage longitudinal ; K2 portant la mention « FIN DE CHANTIER », en barrage frontal de l’emprise ; seul le dernier barrage porte la mention à son revers. Signalisation de fin : B31, quelques dizaines de mètres après la fin de l’emprise, dans chaque sens de circulation. La mise en place et la maintenance de la signalisation de restriction et de protection de l’emprise occupée sont à la charge et sous la responsabilité de l’entreprise Sogea Centre-Est. La signalisation est occultée pendant les périodes où aucune restriction ne persiste et éclairée la nuit dans le cas contraire. Elle est enlevée dès lors qu’ont disparu les motifs qui ont conduit à l’implanter.

Article 5 — Cheminement des piétons
Un cheminement piéton d’une largeur minimale de 1,40 mètre, libre de tout obstacle, est maintenu au droit de l’occupation. Le balisage constitue une barrière physique entre l’emprise occupée et les voies de circulation pour véhicules et piétons.

Article 6 — Dérogations
Par dérogation aux dispositions qui précèdent, la circulation demeure autorisée pour les riverains, les véhicules de secours et de lutte contre l’incendie ainsi que les véhicules de collecte des ordures ménagères. L’accès des riverains à leur propriété et des services de secours est maintenu pendant toute la durée de la mesure.

Article 7 — Entrée en vigueur
Les dispositions définies par le présent arrêté prennent effet le jour de la mise en place de la signalisation.

Article 8 — Publicité
Le présent arrêté est publié dans les conditions prévues par l’article L2131-1 du code général des collectivités territoriales et affiché à chaque extrémité de l’emprise occupée. La commune comptant moins de 3 500 habitants, ces modalités sont celles choisies par délibération du conseil municipal ; à défaut de délibération, la publication sous forme électronique s’applique.

Article 9 — Voies et délais de recours
Le présent arrêté peut faire l’objet d’un recours gracieux devant son auteur dans le délai de deux mois à compter de sa publication. Un recours contentieux peut être formé devant le tribunal administratif territorialement compétent dans le même délai, le cas échéant à compter de la réponse au recours gracieux. Le tribunal administratif peut être saisi par l’application Télérecours citoyens, accessible sur le site www.telerecours.fr.

Article 10 — Ampliation et exécution
Les agents de la force publique et les services gestionnaires de la voie sont chargés, chacun en ce qui le concerne, de l’exécution du présent arrêté, dont ampliation est adressée à : le bénéficiaire, Sogea Centre-Est ; le commandant de la brigade de gendarmerie ou le commissaire de police territorialement compétent ; le directeur du service départemental d’incendie et de secours ; le service chargé de la collecte des déchets.

Fait à Saint-Julien-du-Sault, le 3 septembre 2026.
Le Maire de la Commune de Saint-Julien-du-Sault,

Un échafaudage de ravalement monté rue de la Poste, à Saint-Julien-du-Sault, sur un trottoir trop étroit pour l’absorber : l’emprise mord sur la chaussée, qui se rétrécit sans se fermer. La situation appelle deux actes, et notre moteur les écrit tous les deux à partir de ces seuls faits, l’arrêté qui règle la circulation pendant les travaux et le permis de stationnement qui autorise l’occupation. C’est ce dernier qui porte la redevance : il vise la délibération fixant le tarif et y renvoie à son article 6, puisque le montant ne se trouve nulle part ailleurs.

RÉPUBLIQUE FRANÇAISE

DÉPARTEMENT DE L’YONNE

COMMUNE DE SAINT-JULIEN-DU-SAULT


Permis de stationnement rue de la Poste — installation d’un échafaudage de ravalement de façade

VU les articles L2212-1 et L2212-2 du code général des collectivités territoriales ;

VU l’article L2213-6 du code général des collectivités territoriales ;

VU l’article L411-1 du code de la route ;

VU l’article L113-2 du code de la voirie routière ;

VU l’article R*116-2 du code de la voirie routière ;

VU les articles L2122-1 à L2122-3 du code général de la propriété des personnes publiques ;

VU l’article L3111-1 du code général de la propriété des personnes publiques ;

VU l’article L2125-1 du code général de la propriété des personnes publiques ;

VU l’instruction interministérielle sur la signalisation routière, 8ᵉ partie « signalisation temporaire », approuvée par l’arrêté du 6 novembre 1992 modifié, dans sa version consolidée au 4 septembre 2025 ;

VU le règlement de voirie communal en vigueur ;

VU la délibération fixant le tarif des redevances dues pour l’occupation du domaine public routier ;

VU la demande formulée par l’entreprise Sogea Centre-Est, située 12 rue des Fossés, 89100 Sens, pour le compte de Commune de Saint-Julien-du-Sault, ayant pour objet : installation d’un échafaudage de ravalement de façade ;

VU l’état des lieux ;

Considérant qu’en raison d’installation d’un échafaudage de ravalement de façade, rue de la Poste, entre le n° 12 et le carrefour avec la rue des Écoles, sur une longueur de 180 mètres, dont l’exécution est confiée à l’entreprise Sogea Centre-Est pour le compte de la commune de Saint-Julien-du-Sault, le domaine public routier doit être occupé à titre temporaire ;

Considérant que rien ne s’oppose à ce qu’il soit fait droit à la demande présentée par l’entreprise Sogea Centre-Est ;

ARRÊTE

Article 1er — Autorisation
Le bénéficiaire, Sogea Centre-Est, est autorisé à occuper le domaine public, rue de la Poste, entre le n° 12 et le carrefour avec la rue des Écoles, sur une longueur de 180 mètres, sur le territoire de la commune de Saint-Julien-du-Sault, du 14 septembre 2026 au 25 septembre 2026 inclus, de 8 h 00 à 17 h 30, pour l’installation suivante : installation d’un échafaudage de ravalement de façade, à charge pour lui de se conformer aux dispositions des articles suivants.

Article 2 — Signalisation
L’entreprise Sogea Centre-Est a la charge de la signalisation temporaire de l’emprise occupée sur le domaine public et répond des conséquences d’un défaut ou d’une insuffisance de cette signalisation. Celle-ci est conforme aux prescriptions de l’instruction interministérielle sur la signalisation routière, 8ᵉ partie « signalisation temporaire », approuvée par l’arrêté du 6 novembre 1992 modifié, dans sa version consolidée au 4 septembre 2025. Elle est enlevée dès lors qu’ont disparu les motifs qui ont conduit à l’implanter.

Article 3 — Cheminement des piétons
Un cheminement piéton d’une largeur minimale de 1,40 mètre, libre de tout obstacle, est maintenu au droit de l’occupation. Le balisage constitue une barrière physique entre l’emprise occupée et les voies de circulation pour véhicules et piétons.

Article 4 — Tenue de l’installation
L’installation est maintenue en bon état, éclairée la nuit et protégée par une signalisation réglementaire. Elle ne fait pas obstacle au libre écoulement des eaux. Le gâchage de mortier sur la chaussée est interdit. Les abords sont maintenus en état de propreté permanente.

Article 5 — Précarité et responsabilité
La présente autorisation est délivrée à titre personnel, précaire et révocable. Elle ne confère aucun droit réel à son titulaire et ne peut être cédée. Elle peut être retirée à tout moment pour des motifs tenant à la conservation ou à l’utilisation du domaine public, sans que son bénéficiaire puisse prétendre à indemnité. Les droits des tiers sont et demeurent expressément réservés. Le bénéficiaire est responsable, tant vis-à-vis du gestionnaire du domaine que des tiers, des accidents de toute nature qui pourraient résulter de son occupation ou de ses travaux. Au terme de l’autorisation ou en cas de retrait, il remet les lieux dans leur état primitif. Le présent arrêté ne dispense pas son bénéficiaire des autorisations ou déclarations exigées par d’autres réglementations, notamment en matière d’urbanisme.

Article 6 — Redevance
L’occupation du domaine public donne lieu au paiement d’une redevance, dans les conditions et selon le tarif fixés par délibération de l’assemblée délibérante du gestionnaire de la voie.

Article 7 — Sanctions
Toute occupation du domaine public routier, tout dépôt et tout travail exécutés sans autorisation, ainsi que toute atteinte à l’intégrité de ce domaine, sont passibles de l’amende prévue pour les contraventions de la cinquième classe par l’article R*116-2 du code de la voirie routière.

Article 8 — Notification
Le présent arrêté est notifié à son bénéficiaire.

Article 9 — Voies et délais de recours
Le présent arrêté peut faire l’objet d’un recours gracieux devant son auteur dans le délai de deux mois à compter de sa notification. Un recours contentieux peut être formé devant le tribunal administratif territorialement compétent dans le même délai, le cas échéant à compter de la réponse au recours gracieux. Le tribunal administratif peut être saisi par l’application Télérecours citoyens, accessible sur le site www.telerecours.fr.

Article 10 — Ampliation et exécution
Les agents de la force publique et les services gestionnaires de la voie sont chargés, chacun en ce qui le concerne, de l’exécution du présent arrêté, dont ampliation est adressée à : le bénéficiaire, Sogea Centre-Est ; le commandant de la brigade de gendarmerie ou le commissaire de police territorialement compétent ; le directeur du service départemental d’incendie et de secours ; le service chargé de la collecte des déchets.

Fait à Saint-Julien-du-Sault, le 3 septembre 2026.
Le Maire de la Commune de Saint-Julien-du-Sault,

Questions fréquentes

Combien coûte la redevance d’occupation du domaine public pour un échafaudage ?

Entre rien et plus de mille euros par mois, selon la commune, parce qu’aucun barème national n’existe. Au Vésinet, l’échafaudage est facturé 1,50 € le mètre carré et par jour en 2026, soit 1 350 € pour trente mètres carrés pendant un mois. Sur le territoire de Plaine Commune, la délibération du 16 décembre 2025 retient 17 € le mètre carré et par mois, soit 510 € pour la même surface. À Mulhouse, la délibération du 11 décembre 2025 facture 3,40 € le mètre carré et par semaine en centre-ville et 1,70 € ailleurs, mais accorde deux mois d’exonération quand l’échafaudage sert un ravalement de façade ou une peinture. Le seul chiffre fiable est celui de la grille de votre commune, et le service voirie vous le donne en même temps que le formulaire.

Qui fixe le tarif d’occupation du domaine public ?

L’assemblée délibérante du gestionnaire de la voie, c’est-à-dire le conseil municipal pour une voie communale et l’organe délibérant de l’intercommunalité quand la voirie lui a été transférée. Le Conseil d’État l’a jugé dès son arrêt du 30 juin 1939, Commune de Granville, puis dans celui du 27 juillet 1984, Commune de la Teste-de-Buch. Le conseil municipal peut déléguer ce travail au maire pour la durée du mandat, dans les limites qu’il détermine, sur le fondement du 2° de l’article L2122-22 du code général des collectivités territoriales. Le tarif du Vésinet applicable en 2026 est ainsi issu d’une décision du maire du 9 septembre 2022, prise sur délégation votée le 17 juillet 2020. Pour connaître le vôtre, demandez la délibération ou la décision en vigueur, pas une plaquette.

L’occupation du domaine public peut-elle être gratuite ?

Seulement dans les cas qu’un texte prévoit, le principe restant le paiement d’une redevance. L’article L2125-1 du code général de la propriété des personnes publiques permet la gratuité quand l’occupation est la condition naturelle et forcée de travaux intéressant un service public gratuit pour tous, quand elle contribue directement à conserver le domaine public, quand elle sert les missions de sécurité et d’ordre publics de l’État, quand elle permet des travaux sur une infrastructure de transport ferroviaire ou guidé, et pour la pêche professionnelle. Il l’ouvre aussi aux associations à but non lucratif d’intérêt général, et l’article L2125-1-2, en vigueur depuis le 17 avril 2024, laisse l’organe délibérant de la commune décider la gratuité pour les associations loi 1901. L’article L2125-1-1 fait de même depuis le 25 août 2021 pour la végétalisation sans but lucratif. Au-delà de ces cas, les exonérations locales existent mais doivent être demandées : Mulhouse offre deux mois d’échafaudage pour un ravalement, à condition que rien ne soit monté avant l’arrêté.

Combien coûte une permission de voirie ?

Cela dépend de ce que vous enterrez, et le calcul se fait au mètre linéaire et à l’année plutôt qu’au mètre carré et à la journée. Sur le territoire de Plaine Commune, une conduite ou un fourreau posé sous voirie coûte en 2026 entre 1 € et 13 € le mètre linéaire et par an selon son diamètre, un regard ou un passage souterrain 32 € le mètre carré et par mois, une armoire ancrée au-dessus du sol 21 € dans les mêmes unités. L’alimentation provisoire du chantier a sa propre ligne, à 5 € le mètre linéaire et par mois pour un câble ou une canalisation. La permission de voirie elle-même ne se vend pas : ce que vous payez, c’est l’occupation qu’elle autorise, plus le droit fixe de dossier que certaines communes ajoutent. L’arrêté de circulation qui l’accompagne ne porte aucune redevance, parce qu’il relève de la police et non du domaine.

Comment se calcule la redevance due par les opérateurs télécoms ?

Par le décret n° 2005-1676 du 27 décembre 2005, codifié aux articles R20-51 à R20-54 du code des postes et des communications électroniques, qui plafonne le montant au lieu de le laisser libre. Les plafonds de base de l’article R20-52 sont de 300 € par kilomètre et par artère sur autoroute, 30 € sur le reste de la voirie routière lorsque le sol ou le sous-sol est utilisé, 40 € dans les autres cas, et 20 € le mètre carré pour les installations autres que les stations radioélectriques. L’article R20-53 les fait réviser chaque 1er janvier sur la moyenne des quatre dernières valeurs trimestrielles de l’index général des travaux publics, et l’Association des maires de France publie le résultat. Pour 2026, sur le domaine public routier communal, cela donne 49,11 € par kilomètre pour une artère souterraine, 65,49 € pour une artère aérienne et 32,74 € le mètre carré pour les autres installations. Les pylônes et antennes de téléphonie mobile ne sont pas concernés, donc pas plafonnés, et la commune doit délibérer pour percevoir quoi que ce soit.

Que risque-t-on à occuper le domaine public sans avoir demandé l’autorisation ?

De payer davantage que si vous aviez demandé. Le Conseil d’État a jugé, dans son arrêt du 16 mai 2011, Commune de Moulins, qu’une commune peut réclamer à l’occupant sans titre une indemnité compensant les revenus qu’elle aurait perçus d’un occupant régulier, calculée en appliquant le tarif en vigueur. Certaines communes ont prévu davantage : le formulaire de Mulhouse annonce une tarification supérieure avec un minimum de perception de 250 € pour toute occupation non conforme ou sans autorisation préalable. S’y ajoute l’amende prévue pour les contraventions de la cinquième classe, 1 500 € et 3 000 € en cas de récidive, par l’article R*116-2 du code de la voirie routière. Et la commune dispose de cinq ans pour réclamer les redevances devenues exigibles, en application de l’article L2321-4 du code général de la propriété des personnes publiques.

Quand faut-il payer la redevance, et à qui ?

D’avance, et au gestionnaire de la voie. L’article L2125-4 du code général de la propriété des personnes publiques pose que la redevance est payable d’avance et annuellement, le bénéficiaire pouvant être admis à se libérer par acomptes ou à payer plusieurs années à la fois selon le montant et le mode de calcul. Un retard fait courir des intérêts moratoires au taux légal en vertu de l’article L2125-5, et certaines communes ajoutent une majoration forfaitaire, comme les 10 % du montant total appliqués par Grenoble au-delà de la date limite fixée dans l’arrêté. Si l’autorisation vous est retirée avant son terme sans faute de votre part, l’article L2125-6 vous fait restituer la part versée d’avance correspondant à la période restant à courir. Le destinataire est la collectivité qui gère la voie, donc l’intercommunalité et non la commune quand la voirie lui a été transférée.

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