Cerfa 14024 : demander un arrêté de circulation
Textes vérifiés le 27 août 2026
Le Cerfa 14024*01 s’intitule « Demande d’arrêté de police de la circulation » : il sert à obtenir l’acte qui autorise à restreindre la route et à poser les panneaux. Le Cerfa 14023*01, celui qu’on confond avec lui, s’intitule « Demande de permission ou d’autorisation de voirie, de permis de stationnement, ou d’autorisation d’entreprendre des travaux » : il sert à obtenir le droit d’occuper le domaine public. Un chantier qui occupe et qui gêne remplit les deux. Et aucun des deux n’est imposé par un texte : beaucoup de communes et de départements ont leur propre imprimé ou leur téléservice, et c’est celui-là qu’il faut utiliser.
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Créer mon arrêtéCe que demande le 14024, et ce que demande le 14023
Les deux imprimés viennent du ministère chargé des transports et portent tous deux la version *01. Le 14024 vise la police de la circulation, et la fiche officielle du service public le résume ainsi : il « permet de demander un arrêté temporaire de police de circulation préalable à la mise en place d’une signalisation spécifique pour la réalisation de travaux ». C’est le formulaire de l’acte, celui qui autorisera la restriction et la pose des panneaux.
Le 14023 vise le domaine, et son intitulé le dit en entier : « Demande de permission ou d’autorisation de voirie, de permis de stationnement, ou d’autorisation d’entreprendre des travaux ». Il couvre à lui seul trois demandes différentes, ce qui explique une bonne part de la confusion. La permission de voirie s’obtient quand l’occupation laisse quelque chose dans le sol, le permis de stationnement quand elle n’y laisse rien, l’article L113-2 du code de la voirie routière ne retenant aucun autre critère, ni la durée ni l’ampleur du chantier.
Les deux polices ne se recouvrent pas et se cumulent presque toujours. Le titre vous autorise à occuper, il ne vous donne pas le droit de rétrécir la chaussée, d’instaurer un alternat, de barrer une rue ni de neutraliser des places ; l’arrêté fait l’inverse et ne vous autorise à occuper rien du tout. Un branchement qui ouvre une tranchée et met la rue en alternat appelle donc les deux formulaires, ou les deux rubriques de l’imprimé local qui en tient lieu.
Aucun des deux n’est obligatoire
C’est la question qu’on se pose le plus souvent, et presque personne n’y répond. Un formulaire n’est obligatoire que lorsqu’un texte l’impose, et aucun des textes qui fondent ces demandes ne prescrit d’imprimé : ni l’article L113-2 du code de la voirie routière pour le titre d’occupation, ni les articles L2213-1 et L2213-2 du code général des collectivités territoriales pour la mesure de police. Ces deux Cerfa sont des modèles nationaux mis à disposition, pas une formalité dont l’omission vicierait quoi que ce soit.
En pratique, chaque collectivité fait comme elle l’entend, et beaucoup ne s’en servent pas. Orléans instruit les demandes d’arrêté de circulation et d’occupation du domaine public par un formulaire en ligne qui lui est propre, sans mentionner le Cerfa nulle part. Annemasse demande un courriel à son service voirie, accompagné des plans. La Haute-Garonne a ses propres imprimés numérotés, du FOR1 pour l’intervention sur la voirie départementale au FOR3 pour la demande d’arrêté de police de la circulation. La Dordogne, à l’inverse, demande explicitement le Cerfa 14024, accompagné d’un plan de situation.
La règle pratique tient en une phrase : cherchez d’abord la page de la collectivité qui gère la voie, et n’utilisez le Cerfa que si elle ne propose rien. Une demande déposée sur le mauvais support n’est pas nulle, mais elle repart au bon service avec un courriel d’explication, et vous perdez les jours que vous aviez justement pris d’avance.
Où déposer sa demande, et pourquoi on se trompe de guichet
Le 14023 et le 14024 ne vont pas forcément au même endroit, et c’est l’erreur la plus coûteuse. Le service public indique pour le 14023 quatre destinataires selon la voie : la mairie pour le domaine public communal, l’établissement public de coopération intercommunale pour une route métropolitaine, les services du département pour une route départementale, la direction interdépartementale des routes pour une autoroute ou une route nationale. Pour le 14024, il retient la mairie, les services du département ou la préfecture.
La différence vient de ce que les deux actes n’émanent pas du même pouvoir. Le titre d’occupation relève du propriétaire de la voie dès qu’il y a emprise ; l’arrêté relève de l’autorité de police de la circulation, qui est le maire à l’intérieur de l’agglomération au titre de l’article L2213-1, quelle que soit la voie. Sur une route départementale qui traverse le bourg, la permission de voirie part donc au département et l’arrêté au maire, le même jour, pour le même chantier.
Deux situations déplacent encore le guichet. Quand la voirie a été transférée à l’intercommunalité, le président de l’établissement est substitué aux maires pour la police de la circulation et signe seul, l’article L5211-9-2 ne prévoyant aucune cosignature malgré ce que prescrivent encore beaucoup de modèles. Et hors agglomération sur une route départementale, c’est le président du conseil départemental qui signe, au titre de l’article L3221-4.
Ce qu’il faut écrire, quel que soit l’imprimé
Le contenu compte davantage que le support, et les collectivités qui publient leurs attentes se recoupent. Le portail des démarches de la Dordogne, qui utilise le Cerfa 14024, énumère ce qu’il attend : les coordonnées du demandeur avec une adresse électronique, la localisation précise du site, la période de réglementation souhaitée, les coordonnées de l’organisme qui aura la charge de la signalisation, et un plan de situation replaçant les travaux par rapport au bourg. Annemasse demande de son côté un plan de situation, un plan précis des travaux et des emprises nécessaires, et le plan de déviation avec la signalisation temporaire envisagée.
La localisation est la rubrique qui fait annuler les arrêtés. Une section doit être identifiable sans discussion : le nom et le numéro de la voie, les points de repère ou les numéros d’immeubles aux deux extrémités, à défaut les références cadastrales. « Rue de la Gare » ne décrit rien quand la rue fait six cents mètres, et un arrêté dont on ne sait pas où il s’applique se défend mal.
Dites aussi qui pose les panneaux, qui les entretient et qui les retire. L’article 135 de la huitième partie de l’instruction interministérielle sur la signalisation routière permet à l’autorité gestionnaire de préciser les mesures de signalisation justifiées par le caractère du chantier et de subordonner son autorisation au respect d’un schéma donné. Le nom que vous portez dans cette rubrique se retrouvera dans l’arrêté, et c’est celui-là qu’on cherchera le jour d’un accident.
Les délais ne sont pas sur le formulaire
Aucun texte national ne fixe le délai de dépôt d’une demande d’arrêté de circulation, et le Cerfa n’en porte pas. Ce sont les collectivités qui l’écrivent, chacune pour elle : Orléans demande quinze jours ouvrés avant l’intervention, Annemasse quinze jours, la Dordogne annonce une instruction d’un mois au maximum à compter de la réception de la demande, la Haute-Garonne exige deux mois d’avance sur ses propres imprimés. Le chiffre qui vous concerne est sur la page de la commune ou du département où vous travaillez, nulle part ailleurs.
Le titre d’occupation, lui, a bien un délai fixé par un texte, et il joue contre vous. Le décret n° 2015-1459 du 10 novembre 2015 range les autorisations d’occupation du domaine public routier parmi les exceptions au principe selon lequel le silence de l’administration vaut acceptation : au terme de deux mois sans réponse, la demande est refusée et non accordée. La Haute-Garonne le rappelle sur sa page. Il n’existe donc pas d’autorisation tacite d’occuper le domaine.
Le délai qui décide vraiment est ailleurs, et il ne figure sur aucun imprimé. L’article R411-25 du code de la route ne rend les mesures opposables aux usagers qu’une fois la signalisation correspondante mise en place : un arrêté signé la veille et des panneaux posés le matin même ne protègent personne. Comptez donc le délai de dépôt, puis le délai de pose que votre arrêté vous imposera.
Deux imprimés figés depuis avril 2010
Les fiches signalétiques des deux formulaires portent la même date : valables à partir du 2 avril 2010, tous deux en version *01, tous deux au format PDF statique, tous deux émis par le ministère chargé des transports, tous deux ouverts aux particuliers, aux associations et aux professionnels. Seize ans plus tard, aucun n’a été révisé. Le 14024 est accompagné d’une notice d’emploi, que la page officielle propose à côté du formulaire.
La comparaison avec un imprimé voisin est parlante. La déclaration de projet de travaux et la déclaration d’intention de commencement de travaux, le Cerfa 14434, en est à sa version *04, valable depuis le 7 juillet 2026, et vise les articles R554-21 et R554-25 du code de l’environnement. Les deux formulaires de voirie n’ont pas bougé, alors que la publicité des actes des collectivités a été entièrement refondue au 1er juillet 2022.
Ce n’est pas une raison pour les écarter, mais c’en est une pour ne pas les prendre pour une liste de contrôle. Ce que la collectivité attend aujourd’hui figure sur sa page, pas sur un imprimé qui n’a pas été touché depuis 2010.
Le formulaire ne fait pas l’arrêté
Une demande n’est pas un acte, et beaucoup de gens attendent qu’on leur renvoie leur formulaire signé. Ce que la collectivité produit est un autre document : un arrêté, avec son en-tête, ses visas, ses considérants, ses articles, sa date et la signature de l’autorité compétente. Le Cerfa ne contient rien de tout cela, et il ne vaut pas autorisation tant que l’acte n’est pas revenu.
L’arrêté n’a d’ailleurs pas besoin d’une demande pour exister. Le maire tient la police de la circulation de l’article L2213-1 et prend la mesure de sa propre initiative quand il le juge nécessaire. L’article 135 de la huitième partie de l’instruction lui permet même d’établir des arrêtés permanents pour les chantiers courants et les interventions d’urgence, ce qui dispense les gestionnaires de réseaux de faire signer un acte à chaque casse de canalisation.
Regardez enfin ce qu’on vous remet, et comptez les documents. Une autorisation d’occuper sans article interdisant le stationnement ne fera enlever aucune voiture. Un arrêté de circulation sans titre d’occupation vous laisse exposé à l’article R*116-2 du code de la voirie routière, qui punit de l’amende prévue pour les contraventions de la cinquième classe, soit 1 500 euros, le fait d’occuper le domaine public routier ou d’y exécuter un travail sans autorisation préalable.
Le troisième formulaire, celui qui bloque vraiment le chantier
Si vous creusez, un troisième imprimé décide de votre date de démarrage, et celui-là est bien obligatoire. La déclaration de projet de travaux et la déclaration d’intention de commencement de travaux passent par le Cerfa 14434, dans sa version *04 valable depuis le 7 juillet 2026, et se déposent auprès des exploitants de réseaux repérés par le guichet unique.
Le délai vient de l’article R554-22 du code de l’environnement : l’exploitant répond sous neuf jours, jours fériés non compris, quand la déclaration est dématérialisée, sous quinze jours sinon. Le récépissé reste valable trois mois. C’est souvent lui, et non l’arrêté, qui fixe le jour où le chantier peut réellement ouvrir.
Ne confondez pas les trois. Le 14023 vous autorise à occuper, le 14024 fait naître la mesure de police, le 14434 protège les réseaux enterrés. Aucun ne remplace les autres, et celui qu’on oublie le plus souvent est le titre d’occupation, qu’on croit compris dans l’arrêté.
Un déménagement, une benne : le même dossier en plus court
Les particuliers arrivent sur ces formulaires par un chemin plus modeste, un camion de déménagement ou une benne devant chez eux, et se demandent s’il faut vraiment remplir un imprimé de professionnel. Sur le principe, oui : l’occupation reste un permis de stationnement au sens de l’article L113-2, et la neutralisation des places reste une mesure de police. Sur la forme, presque toutes les villes ont un service dédié et un formulaire en ligne bien plus court que le Cerfa.
Les fiches officielles rangent d’ailleurs expressément le camion de déménagement, le monte-meubles, la benne à gravats, l’échafaudage et le dépôt de matériaux parmi les exemples de permis de stationnement. Le Cerfa 14023 les couvre tous, si votre commune ne propose rien d’autre.
Prenez donc le réflexe inverse de celui qu’on a en ligne : tapez le nom de votre commune avant le numéro du formulaire. Le guichet local connaît ses délais, ses tarifs et son délai d’affichage, et il vous évitera un aller-retour de dix jours.
Côté mairie, publier son imprimé plutôt que renvoyer au Cerfa
Pour un service qui reçoit ces demandes, le Cerfa a un défaut : il ne demande pas ce dont l’instruction a besoin. La domanialité de la voie, la position par rapport aux panneaux d’agglomération, le classement éventuel à grande circulation, le trafic, la largeur qui restera aux piétons, l’itinéraire de déviation et les communes qu’il traverse sont autant d’éléments qui décident du signataire, des avis à recueillir et de la signalisation à prescrire.
Un imprimé communal de deux pages qui pose ces questions-là économise deux échanges par dossier. Les collectivités qui l’ont fait le montrent en creux : Orléans énumère les pièces attendues selon le type d’intervention, jusqu’à la validation de l’exploitant du tramway et au document d’information des riverains ; la Haute-Garonne a six imprimés distincts, un par nature de demande, plutôt qu’un formulaire à tout faire.
Publiez-le avec le délai de dépôt, le tarif de la redevance et le délai d’affichage que vos arrêtés imposent. C’est la page que vos demandeurs liront avant d’appeler, et elle réglera d’avance les trois questions que votre standard reçoit tous les jours.
RÉPUBLIQUE FRANÇAISE
DÉPARTEMENT DE L’YONNE
COMMUNE DE SAINT-JULIEN-DU-SAULT
Arrêté temporaire portant interdiction de circuler rue du Marché — opération de levage à la grue mobile
VU les articles L2212-1 et L2212-2 du code général des collectivités territoriales ;
VU l’article L2213-1 du code général des collectivités territoriales ;
VU l’article L2213-2 du code général des collectivités territoriales ;
VU l’article L411-1 du code de la route ;
VU l’article R110-2 du code de la route ;
VU l’article R411-25 du code de la route ;
VU l’article R417-10 du code de la route ;
VU les articles L325-1 et suivants du code de la route ;
VU l’arrêté interministériel du 24 novembre 1967 modifié relatif à la signalisation des routes et autoroutes ;
VU l’instruction interministérielle sur la signalisation routière, 8ᵉ partie « signalisation temporaire », approuvée par l’arrêté du 6 novembre 1992 modifié, dans sa version consolidée au 4 septembre 2025 ;
VU le règlement de voirie communal en vigueur ;
VU la demande formulée par l’entreprise Sogea Centre-Est, située 12 rue des Fossés, 89100 Sens, pour le compte de Commune de Saint-Julien-du-Sault, ayant pour objet : opération de levage à la grue mobile ;
Considérant qu’en raison d’opération de levage à la grue mobile, rue du Marché, entre le n° 12 et le carrefour avec la rue des Écoles, sur une longueur de 180 mètres, dont l’exécution est confiée à l’entreprise Sogea Centre-Est pour le compte de la commune de Saint-Julien-du-Sault, la circulation ne peut être maintenue ;
Considérant que la configuration des lieux, la nature des travaux et leur empiètement sur le domaine public routier nécessitent, pour garantir les meilleures conditions de sécurité des usagers et des personnes présentes, la modification de l’organisation de la circulation et du stationnement sur cette section ;
Considérant que la mesure est limitée à la durée et à l’emprise strictement nécessaires au déroulement des travaux ; qu’il y a lieu de maintenir la desserte des immeubles riverains, l’accès des véhicules de secours et de lutte contre l’incendie ainsi que la collecte des ordures ménagères ;
Considérant que rien ne s’oppose à ce qu’il soit fait droit à la demande présentée par l’entreprise Sogea Centre-Est ;
ARRÊTE
Article 1er — Objet
Du 14 septembre 2026 au 25 septembre 2026 inclus, de 8 h 00 à 17 h 30, la circulation est réglementée rue du Marché, entre le n° 12 et le carrefour avec la rue des Écoles, sur une longueur de 180 mètres, sur le territoire de la commune de Saint-Julien-du-Sault, en raison de l’opération suivante : opération de levage à la grue mobile.
Article 2 — Interdiction de circuler
La circulation de tous les véhicules est interdite rue du Marché, entre le n° 12 et le carrefour avec la rue des Écoles, sur une longueur de 180 mètres, riverains non compris. La circulation est rétablie en dehors des heures d’activité indiquées ci-dessus.
Article 3 — Stationnement
Le stationnement est interdit sur l’emprise du chantier pendant toute la durée de la mesure, à l’exception des véhicules qui y sont affectés. Les véhicules stationnés en infraction avec le présent article sont considérés comme gênants au sens de l’article R417-10 du code de la route et peuvent être enlevés et mis en fourrière dans les conditions prévues aux articles L325-1 et suivants du code de la route.
Article 4 — Signalisation
La signalisation temporaire est conforme aux prescriptions de l’instruction interministérielle sur la signalisation routière, 8ᵉ partie « signalisation temporaire », approuvée par l’arrêté du 6 novembre 1992 modifié, dans sa version consolidée au 4 septembre 2025. Signalisation d’approche : AK5, à 20 mètres au moins en amont de l’emprise, dans chaque sens de circulation ; posé sur le trottoir à 0,50 mètre du bord de chaussée en laissant au moins 0,90 mètre libre aux piétons, et sur la chaussée à défaut ; KC1 portant la mention « ROUTE BARRÉE », à 10 mètres au moins en amont de l’emprise, dans chaque sens de circulation. Signalisation de position : K2 portant la mention « FIN DE CHANTIER », en barrage frontal à l’origine de la section barrée ; seul le dernier barrage porte la mention à son revers ; KC1 portant la mention « ROUTE BARRÉE », au droit du barrage ; B1 portant la mention « SAUF RIVERAINS », au droit du barrage. La mise en place et la maintenance de la signalisation de restriction et de protection de l’emprise du chantier sont à la charge et sous la responsabilité de l’entreprise Sogea Centre-Est. La signalisation est occultée pendant les périodes où aucune restriction ne persiste et éclairée la nuit dans le cas contraire. Elle est enlevée dès lors qu’ont disparu les motifs qui ont conduit à l’implanter.
Article 5 — Cheminement des piétons
Un cheminement piéton d’une largeur minimale de 1,40 mètre, libre de tout obstacle, est maintenu au droit des travaux. Le balisage constitue une barrière physique entre l’emprise du chantier et les voies de circulation pour véhicules et piétons.
Article 6 — Dérogations
Par dérogation aux dispositions qui précèdent, la circulation demeure autorisée pour les riverains, les véhicules de secours et de lutte contre l’incendie ainsi que les véhicules de collecte des ordures ménagères. L’accès des riverains à leur propriété et des services de secours est maintenu pendant toute la durée de la mesure.
Article 7 — Entrée en vigueur
Les dispositions définies par le présent arrêté prennent effet le jour de la mise en place de la signalisation.
Article 8 — Publicité
Le présent arrêté est publié dans les conditions prévues par l’article L2131-1 du code général des collectivités territoriales et affiché à chaque extrémité de l’emprise du chantier. La commune comptant moins de 3 500 habitants, ces modalités sont celles choisies par délibération du conseil municipal ; à défaut de délibération, la publication sous forme électronique s’applique.
Article 9 — Voies et délais de recours
Le présent arrêté peut faire l’objet d’un recours gracieux devant son auteur dans le délai de deux mois à compter de sa publication. Un recours contentieux peut être formé devant le tribunal administratif territorialement compétent dans le même délai, le cas échéant à compter de la réponse au recours gracieux. Le tribunal administratif peut être saisi par l’application Télérecours citoyens, accessible sur le site www.telerecours.fr.
Article 10 — Ampliation et exécution
Les agents de la force publique et les services gestionnaires de la voie sont chargés, chacun en ce qui le concerne, de l’exécution du présent arrêté, dont ampliation est adressée à : le bénéficiaire, Sogea Centre-Est ; le commandant de la brigade de gendarmerie ou le commissaire de police territorialement compétent ; le directeur du service départemental d’incendie et de secours ; le service chargé de la collecte des déchets.
Fait à Saint-Julien-du-Sault, le 3 septembre 2026.
Le Maire de la Commune de Saint-Julien-du-Sault,
RÉPUBLIQUE FRANÇAISE
DÉPARTEMENT DE L’YONNE
COMMUNE DE SAINT-JULIEN-DU-SAULT
Permis de stationnement rue du Marché — opération de levage à la grue mobile
VU les articles L2212-1 et L2212-2 du code général des collectivités territoriales ;
VU l’article L2213-6 du code général des collectivités territoriales ;
VU l’article L411-1 du code de la route ;
VU l’article L113-2 du code de la voirie routière ;
VU l’article R*116-2 du code de la voirie routière ;
VU les articles L2122-1 à L2122-3 du code général de la propriété des personnes publiques ;
VU l’article L3111-1 du code général de la propriété des personnes publiques ;
VU l’article L2125-1 du code général de la propriété des personnes publiques ;
VU l’instruction interministérielle sur la signalisation routière, 8ᵉ partie « signalisation temporaire », approuvée par l’arrêté du 6 novembre 1992 modifié, dans sa version consolidée au 4 septembre 2025 ;
VU le règlement de voirie communal en vigueur ;
VU la délibération fixant le tarif des redevances dues pour l’occupation du domaine public routier ;
VU la demande formulée par l’entreprise Sogea Centre-Est, située 12 rue des Fossés, 89100 Sens, pour le compte de Commune de Saint-Julien-du-Sault, ayant pour objet : opération de levage à la grue mobile ;
VU l’état des lieux ;
Considérant qu’en raison d’opération de levage à la grue mobile, rue du Marché, entre le n° 12 et le carrefour avec la rue des Écoles, sur une longueur de 180 mètres, dont l’exécution est confiée à l’entreprise Sogea Centre-Est pour le compte de la commune de Saint-Julien-du-Sault, le domaine public routier doit être occupé à titre temporaire ;
Considérant que rien ne s’oppose à ce qu’il soit fait droit à la demande présentée par l’entreprise Sogea Centre-Est ;
ARRÊTE
Article 1er — Autorisation
Le bénéficiaire, Sogea Centre-Est, est autorisé à occuper le domaine public, rue du Marché, entre le n° 12 et le carrefour avec la rue des Écoles, sur une longueur de 180 mètres, sur le territoire de la commune de Saint-Julien-du-Sault, du 14 septembre 2026 au 25 septembre 2026 inclus, de 8 h 00 à 17 h 30, pour l’installation suivante : opération de levage à la grue mobile, à charge pour lui de se conformer aux dispositions des articles suivants.
Article 2 — Signalisation
L’entreprise Sogea Centre-Est a la charge de la signalisation temporaire de l’emprise du chantier sur le domaine public et répond des conséquences d’un défaut ou d’une insuffisance de cette signalisation. Celle-ci est conforme aux prescriptions de l’instruction interministérielle sur la signalisation routière, 8ᵉ partie « signalisation temporaire », approuvée par l’arrêté du 6 novembre 1992 modifié, dans sa version consolidée au 4 septembre 2025. Elle est enlevée dès lors qu’ont disparu les motifs qui ont conduit à l’implanter.
Article 3 — Cheminement des piétons
Un cheminement piéton d’une largeur minimale de 1,40 mètre, libre de tout obstacle, est maintenu au droit des travaux. Le balisage constitue une barrière physique entre l’emprise du chantier et les voies de circulation pour véhicules et piétons.
Article 4 — Tenue de l’installation
L’installation est maintenue en bon état, éclairée la nuit et protégée par une signalisation réglementaire. Elle ne fait pas obstacle au libre écoulement des eaux. Le gâchage de mortier sur la chaussée est interdit. Les abords sont maintenus en état de propreté permanente.
Article 5 — Précarité et responsabilité
La présente autorisation est délivrée à titre personnel, précaire et révocable. Elle ne confère aucun droit réel à son titulaire et ne peut être cédée. Elle peut être retirée à tout moment pour des motifs tenant à la conservation ou à l’utilisation du domaine public, sans que son bénéficiaire puisse prétendre à indemnité. Les droits des tiers sont et demeurent expressément réservés. Le bénéficiaire est responsable, tant vis-à-vis du gestionnaire du domaine que des tiers, des accidents de toute nature qui pourraient résulter de son occupation ou de ses travaux. Au terme de l’autorisation ou en cas de retrait, il remet les lieux dans leur état primitif. Le présent arrêté ne dispense pas son bénéficiaire des autorisations ou déclarations exigées par d’autres réglementations, notamment en matière d’urbanisme.
Article 6 — Redevance
L’occupation du domaine public donne lieu au paiement d’une redevance, dans les conditions et selon le tarif fixés par délibération de l’assemblée délibérante du gestionnaire de la voie.
Article 7 — Sanctions
Toute occupation du domaine public routier, tout dépôt et tout travail exécutés sans autorisation, ainsi que toute atteinte à l’intégrité de ce domaine, sont passibles de l’amende prévue pour les contraventions de la cinquième classe par l’article R*116-2 du code de la voirie routière.
Article 8 — Notification
Le présent arrêté est notifié à son bénéficiaire.
Article 9 — Voies et délais de recours
Le présent arrêté peut faire l’objet d’un recours gracieux devant son auteur dans le délai de deux mois à compter de sa notification. Un recours contentieux peut être formé devant le tribunal administratif territorialement compétent dans le même délai, le cas échéant à compter de la réponse au recours gracieux. Le tribunal administratif peut être saisi par l’application Télérecours citoyens, accessible sur le site www.telerecours.fr.
Article 10 — Ampliation et exécution
Les agents de la force publique et les services gestionnaires de la voie sont chargés, chacun en ce qui le concerne, de l’exécution du présent arrêté, dont ampliation est adressée à : le bénéficiaire, Sogea Centre-Est ; le commandant de la brigade de gendarmerie ou le commissaire de police territorialement compétent ; le directeur du service départemental d’incendie et de secours ; le service chargé de la collecte des déchets.
Fait à Saint-Julien-du-Sault, le 3 septembre 2026.
Le Maire de la Commune de Saint-Julien-du-Sault,
Questions fréquentes
À quoi sert le Cerfa 14024 ?
Le formulaire 14024*01 s’intitule « Demande d’arrêté de police de la circulation ». Il permet, selon la fiche officielle du service public, de demander un arrêté temporaire de police de circulation préalable à la mise en place d’une signalisation spécifique pour la réalisation de travaux. C’est donc le formulaire de la mesure de police, celle qui restreint la circulation ou le stationnement et qui autorise la pose des panneaux. Il ne vous autorise pas à occuper le domaine public : cette autorisation-là relève du Cerfa 14023 ou de l’imprimé équivalent de la collectivité. Il est émis par le ministère chargé des transports et s’adresse aussi bien aux particuliers qu’aux associations et aux professionnels.
Quelle est la différence entre le Cerfa 14023 et le Cerfa 14024 ?
Ils ouvrent deux polices distinctes. Le 14023*01, « Demande de permission ou d’autorisation de voirie, de permis de stationnement, ou d’autorisation d’entreprendre des travaux », sert à obtenir le droit d’occuper le domaine public routier : permission de voirie si l’occupation laisse quelque chose dans le sol, permis de stationnement sinon, l’article L113-2 du code de la voirie routière ne retenant que ce critère. Le 14024*01, « Demande d’arrêté de police de la circulation », sert à obtenir l’acte qui réglemente la route. Le premier vous autorise à occuper sans rien régler de la circulation ; le second réglemente la circulation sans vous autoriser à occuper. Un chantier qui occupe et qui gêne dépose les deux, et pas toujours au même guichet.
Le Cerfa 14024 est-il obligatoire ?
Non. Aucun texte ne l’impose : ni l’article L113-2 du code de la voirie routière pour le titre d’occupation, ni les articles L2213-1 et L2213-2 du code général des collectivités territoriales pour la mesure de police ne prescrivent de formulaire. C’est un modèle national mis à disposition par le ministère chargé des transports. Beaucoup de collectivités ont d’ailleurs le leur : Orléans instruit par un formulaire en ligne propre, Annemasse par courriel avec les plans, la Haute-Garonne par six imprimés départementaux numérotés de FOR1 à FOR6. D’autres, comme la Dordogne, demandent expressément le Cerfa 14024. Regardez la page de la collectivité qui gère la voie avant de télécharger quoi que ce soit.
Où déposer sa demande d’arrêté de circulation ?
Auprès de l’autorité de police de la circulation, qui n’est pas toujours le propriétaire de la voie. À l’intérieur de l’agglomération, c’est le maire pour toutes les voies, y compris la route départementale ou nationale qui traverse le bourg, en application de l’article L2213-1 du code général des collectivités territoriales. Hors agglomération sur une route départementale, c’est le président du conseil départemental, au titre de l’article L3221-4. Quand la voirie a été transférée à l’intercommunalité, le président de l’établissement est substitué aux maires et signe seul, sans cosignature. Le service public retient d’ailleurs trois destinataires pour le 14024, la mairie, les services du département et la préfecture, alors que le 14023 peut en outre partir à l’intercommunalité ou à la direction interdépartementale des routes.
Que faut-il joindre à une demande d’arrêté de circulation ?
Les collectivités qui publient leur liste se recoupent largement. La Dordogne attend les coordonnées du demandeur avec une adresse électronique, la localisation précise du site, la période de réglementation souhaitée, les coordonnées de l’organisme chargé de la signalisation et un plan de situation replaçant les travaux par rapport au bourg. Annemasse demande un plan de situation, un plan précis des travaux et des emprises, et le plan de déviation avec la signalisation temporaire envisagée. Soignez la localisation avant tout : le nom et le numéro de la voie, les points de repère ou les numéros d’immeubles aux deux extrémités, à défaut les références cadastrales. Nommez enfin qui posera, entretiendra et retirera la signalisation, parce que ce nom se retrouvera dans l’arrêté.
Le Cerfa 14024 est-il toujours à jour ?
Il est en vigueur, dans une version qui n’a pas changé depuis le 2 avril 2010, comme le 14023. Les deux sont des formulaires statiques au format PDF, émis par le ministère chargé des transports, et le 14024 dispose d’une notice d’emploi. La comparaison avec un imprimé voisin situe leur âge : le Cerfa 14434 de déclaration de projet de travaux en est à sa version *04, valable depuis le 7 juillet 2026. Utilisez donc le 14024 sans crainte quand la collectivité le demande, mais ne le prenez pas pour la liste de ce qu’elle attend : cette liste est sur sa page, et elle a souvent seize ans de plus que le formulaire.
Faut-il remplir un Cerfa pour un déménagement ou une benne ?
Sur le principe, l’autorisation est la même que pour un chantier : le camion de déménagement, le monte-meubles, la benne à gravats et l’échafaudage figurent expressément parmi les exemples de permis de stationnement retenus par les fiches officielles, et neutraliser des places reste une mesure de police qui appelle un arrêté. Sur la forme, presque toutes les villes ont un service dédié et un formulaire en ligne beaucoup plus court que le Cerfa, avec ses propres délais et son propre tarif. Cherchez donc « déménagement » ou « occupation du domaine public » sur le site de votre commune avant de télécharger le 14023. Vous n’aurez recours au formulaire national que si elle ne propose rien.
OpenArrêté est gratuit, et le restera. Nous l’offrons parce que notre métier, c’est Open Projets Chantiers : la plateforme avec laquelle les services voirie reçoivent les demandes des entreprises, les instruisent et suivent leurs chantiers.