Faire une demande de permission de voirie
Textes vérifiés le 27 août 2026
Une permission de voirie se demande au gestionnaire de la route : la mairie pour une voie communale, ou l’intercommunalité quand la voirie lui a été transférée, le département pour une route départementale, même en plein bourg, et l’État pour une route nationale. Le dossier passe par le cerfa 14023 ou par l’imprimé ou le téléservice du gestionnaire, avec au moins un plan de situation, un plan de localisation et des photos, et le silence gardé deux mois vaut refus. Si le chantier gêne la circulation, il faut en plus un arrêté de l’autorité de police.
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Créer mon arrêtéTélécharger le modèle en WordFaut-il une permission de voirie pour vos travaux ?
Il vous en faut une dès que le chantier laisse quelque chose dans le sol de la route ou en modifie l’assiette : une canalisation, un branchement, un bateau creusé dans le trottoir, une palissade scellée. C’est le critère de l’emprise, le seul que retienne l’article L113-2 du code de la voirie routière. Du matériel posé puis retiré, une benne ou un échafaudage sur ses pieds, relève du permis de stationnement, que le maire délivre en agglomération, même sur une route départementale. Le guide consacré à cette différence, en lien au bas de cette page, tranche les cas limites.
Certains réseaux y échappent : l’article L113-3 autorise les services publics d’électricité et de gaz à occuper le domaine public routier en y installant leurs ouvrages, et le Gard comme la Dordogne leur délivrent un accord technique. Les opérateurs de télécommunications demandent en revanche une permission, que l’article L47 du code des postes et des communications électroniques exige. L’eau potable et l’assainissement relèvent de la permission ordinaire.
Une voie privée ou un chemin rural n’en appellent aucune, faute d’appartenir au domaine public routier : sur la première, le propriétaire donne son accord par écrit ; sur le second, l’occupation s’autorise par une convention avec la commune. L’arrêté de circulation reste dû si la voie est ouverte au public.
Qui délivre la permission de voirie ?
C’est la collectivité à qui la voie appartient. Pour une voie communale, c’est la mairie, ou l’intercommunalité quand la voirie lui a été transférée, et pour une route métropolitaine, la métropole. Pour une route départementale, c’est le président du conseil départemental, qui gère le domaine du département au titre de l’article L3221-4 du code général des collectivités territoriales, et la demande part au service des routes. Pour une route nationale ou une autoroute non concédée, c’est l’État, et le dossier va à la direction interdépartementale des routes.
Le panneau d’entrée du bourg ne change rien à la propriété : une route départementale reste au département entre les maisons de la grand-rue, et c’est lui qui autorise qu’on y creuse. Le maire peut y être consulté : la Dordogne et la Somme recueillent son avis pour toute permission sur une route départementale en agglomération.
Pour savoir à qui appartient votre rue, regardez si elle porte un numéro de route départementale ou nationale : le formulaire national vous le demande, avec la nature de la voie. En cas de doute, posez la question à la mairie avant d’envoyer quoi que ce soit.
Particulier, entreprise ou service des eaux : qui fait la demande ?
La notice du formulaire national ouvre la demande aux particuliers, aux services publics, dont les sociétés concessionnaires des réseaux d’eau, aux maîtres d’œuvre et aux entrepreneurs chargés des travaux, et demande de préciser le bénéficiaire quand ce n’est pas celui qui dépose. La Charente-Maritime va plus loin : la demande doit y être présentée au nom de celui qui occupera le domaine public, et non de celui qui réalise les travaux.
Pour un raccordement à l’eau potable, le branchement fait partie du réseau public jusqu’au compteur inclus, qu’il passe sous la voie publique ou dans une propriété privée : le ministère de l’intérieur l’a rappelé dans une réponse publiée au Journal officiel du Sénat le 24 août 2017. Qui le construit, c’est le règlement du service de l’eau qui le dit, et l’article L2224-12 du code général des collectivités territoriales oblige chaque service à en avoir un.
Dans les règlements que nous avons lus, le service réalise la partie publique à vos frais. Le Grand Belfort exécute les branchements aux frais de l’abonné, fait faire les terrassements par l’entreprise qu’il désigne et ne commence qu’après acceptation du devis ; le syndicat des eaux et de l’assainissement Alsace-Moselle réalise le branchement en totalité, aux frais du demandeur. C’est alors le service, ou son entreprise, qui ouvre la route : à lui d’obtenir la permission et l’arrêté, et le devis est le moment de le lui faire confirmer. Vous demandez le raccordement, vous signez le devis, et vous faites faire la partie privée, après le compteur.
Un autre règlement que nous avons lu laisse au propriétaire, au-delà d’une distance fixée par le service, le choix de l’entreprise qui fera la fouille, avec l’accord préalable du service. C’est alors à vous et à cette entreprise d’obtenir les autorisations de voirie.
Pour un bateau devant votre garage ou un accès à votre terrain avec busage du fossé, c’est vous qui déposez : le formulaire a une case « Particulier » et une rubrique pour l’aménagement d’accès.
Comment déposer la demande, en ligne ou par courrier ?
Commencez par la page du gestionnaire, qui choisit le support. Le formulaire national, le cerfa 14023*01, se télécharge sur le site du service public, mais aucun texte ne l’impose : la Somme accepte une demande sur papier libre ou dématérialisée, pourvu qu’elle dise qui demande, quoi, où et pour combien de temps. Le guide des cerfa 14023 et 14024, en lien plus bas, compare les deux imprimés.
Plusieurs départements ont un téléservice. En Dordogne, la demande se remplit en ligne sur le portail départemental des démarches, en y joignant le cerfa et les pièces ; le Gard offre un portail aux professionnels et un portail simplifié aux particuliers, avec un bouton « Demande pour particulier ». Pour une voie communale, cherchez sur le site de la mairie ou de l’intercommunalité.
Sinon, déposez la demande au guichet ou envoyez-la en recommandé avec avis de réception, comme le conseille le service public, et gardez la preuve de la date : les deux mois d’instruction en partent, et l’article R421-2 du code de justice administrative vous demandera de l’établir si vous contestez un refus tacite. L’administration vous doit un accusé de réception, au titre de l’article L112-3 du code des relations entre le public et l’administration.
Vous pouvez joindre à votre dossier un projet des actes. OpenArrêté les rédige gratuitement et sans compte, avec l’autorité compétente déduite de la voie, et ceux de l’exemple se téléchargent plus bas en Word ou en OpenDocument. L’autorité reste libre de les modifier ou de les refuser, et c’est elle qui signe ; OpenArrêté ne remplit pas le formulaire et ne dépose rien à votre place.
Quelles pièces fournir avec la demande ?
Pour toute demande, le formulaire national veut un plan de situation au 1/10 000 ou au 1/20 000, un plan de localisation précis au 1/1 000 ou au 1/2 000, dont un extrait cadastral peut tenir lieu, et des photos. Pour une tranchée, un branchement ou un accès, il ajoute le plan des ouvrages projetés au 1/200 ou au 1/500, un cahier des coupes techniques de tranchées et le détail du franchissement des points singuliers, tous deux au 1/50.
Sa notice rend obligatoires les coordonnées du déclarant et du bénéficiaire s’il est différent, la localisation du site, la date et la durée des travaux, les précisions propres à leur nature et les pièces jointes.
Le gestionnaire peut en demander davantage. L’Orne et la Charente-Maritime veulent une fiche descriptive, un calendrier prévisionnel et une note sur l’exploitation de la route et la sécurité de la circulation ; la Somme, l’engagement de payer la redevance et un projet technique précisant les matériaux et le remblayage.
Si vos travaux longent votre terrain, le formulaire rappelle que la limite du domaine public se connaît par une demande d’alignement individuel, distincte de la permission.
Combien de temps faut-il attendre la réponse ?
Le gestionnaire a deux mois au plus à compter de la réception de la demande, et son silence vaut refus : la notice du formulaire le dit, et le décret n° 2015-1459 du 10 novembre 2015 range ces autorisations parmi les exceptions au silence qui vaut accord. Certains s’engagent sur moins, comme la Dordogne, qui annonce un mois pour une demande complète ; la Charente-Maritime veut recevoir le dossier au moins deux mois avant le début de l’occupation.
Une pièce manquante suspend ce délai : l’article L114-5 du code des relations entre le public et l’administration oblige l’administration à vous dire ce qui manque et à vous fixer un délai pour le produire, et les deux mois reprennent dès que vous l’avez fourni.
En agglomération, le maire coordonne les travaux sur les voies publiques : pour un chantier absent de son calendrier, son silence de deux mois vous permet de travailler à la date demandée. Ce silence fixe une date et ne vaut pas permission, l’article L115-1 du code de la voirie routière maintenant les autorisations légalement requises. Le guide des délais, en lien plus bas, démêle ces horloges.
Faut-il aussi demander un arrêté de circulation ?
Oui, dès que le chantier touche à la circulation ou au stationnement : la permission vous autorise à occuper le sol, elle ne vous permet ni de rétrécir la chaussée ni d’interdire le stationnement. Ces mesures se prennent par un arrêté de police, que l’article 135 de la 8ᵉ partie de l’instruction interministérielle sur la signalisation routière exige avant la pose de tout signal de prescription, sauf force majeure. Le service public demande d’ailleurs de joindre la demande d’arrêté à celle de la permission.
L’arrêté relève de l’autorité de police, qui n’est pas toujours le propriétaire de la route. En agglomération, c’est le maire, sur toutes les voies ouvertes à la circulation, au titre de l’article L2213-1 du code général des collectivités territoriales ; hors agglomération, sur une route départementale, c’est le président du conseil départemental, en vertu de l’article L3221-4 ; et quand la police de la circulation a été transférée au président de l’intercommunalité, il signe seul, au titre de l’article L5211-9-2.
Selon le service public, la demande d’arrêté contient une notice évaluant la gêne pour les usagers, un plan de situation, un plan des travaux au 1/200 ou au 1/500, le schéma de signalisation et, s’il y a lieu, l’itinéraire de déviation. L’Orne y fait joindre la copie de la permission de voirie, qu’il faut donc obtenir d’abord.
L’exemple plus bas montre ce partage : la tranchée passe sous la route départementale n° 22, dans l’agglomération de Saint-Julien-du-Sault. Le président du conseil départemental de l’Yonne signe la permission, le maire signe l’arrêté, et les deux actes ne visent pas les mêmes textes. La permission est notifiée à son bénéficiaire et le délai de recours part de cette notification ; l’arrêté est publié, affiché à chaque extrémité du chantier, et son délai de recours part de la publication.
Que se passe-t-il une fois la permission accordée ?
Vous recevez un arrêté qui fixe les conditions de l’occupation. Dans la Somme, le règlement de voirie précise que ce que l’autorisation ne spécifie pas n’est pas autorisé, et que toute modification du projet en appelle une nouvelle. La permission composée plus bas fixe la profondeur de pose, le grillage avertisseur et la traversée de la chaussée par fonçage.
Avant d’ouvrir, attendez les réponses des exploitants de réseaux, que cette même permission exige : neuf jours pour une déclaration de projet de travaux et sept pour une déclaration d’intention de commencement de travaux, quand elles sont dématérialisées, jours fériés non compris, selon les articles R554-22 et R554-26 du code de l’environnement. Le règlement de voirie peut ajouter un préavis, quinze jours avant l’ouverture dans la Somme, et un constat contradictoire des lieux. Posez enfin la signalisation : l’arrêté de circulation ne s’impose aux usagers qu’une fois les panneaux en place, selon l’article R411-25 du code de la route.
L’occupation se paie aussi : l’article L2125-1 du code général de la propriété des personnes publiques pose le principe de la redevance, et son montant sort d’une délibération du gestionnaire ; le guide consacré à la redevance donne des tarifs réels.
Après le rebouchage, c’est celui qui a creusé qui refait la chaussée. Les articles R*141-13 et suivants du code de la voirie routière confient le remblaiement aux personnes autorisées à exécuter les travaux et, sauf disposition contraire du règlement de voirie, les réfections provisoire et définitive, à un an d’écart au plus ; l’article R*131-11 les étend aux routes départementales. Le règlement local peut être plus strict : dans la Somme, six mois séparent au plus les deux réfections.
Faute de réfection dans les délais, l’intervenant est mis en demeure, puis les travaux peuvent être exécutés à ses frais, selon l’article R*141-16. Dans la Somme, un avis de fin de travaux part dans les cinq jours ouvrables qui suivent la clôture du chantier, et une garantie de bonne exécution de cinq ans court à partir de sa réception.
Combien de temps dure une permission de voirie ?
Elle dure le temps que fixe son arrêté. L’occupation du domaine public ne peut être que temporaire, selon l’article L2122-2 du code général de la propriété des personnes publiques, et la permission est prise pour une durée déterminée, que votre demande indique en jours calendaires. Celle de l’exemple plus bas autorise les travaux du 14 au 25 septembre 2026.
Elle ne se renouvelle pas d’elle-même : le service public précise que pour la prolonger, il faut une nouvelle demande. La Somme veut cette demande deux mois avant l’échéance, dispense alors du dossier technique si rien ne change, et traite en occupant sans titre celui qui laisse passer la date.
Elle peut aussi s’éteindre avant : la Somme la déclare périmée si elle n’a pas servi dans l’année et plafonne sa durée à quinze ans. Précaire et révocable au sens de l’article L113-2 du code de la voirie routière, elle peut être retirée, selon le service public, pour inexécution des conditions techniques ou financières, non-respect du délai fixé ou motif d’intérêt général.
Que faire en cas de refus ?
Lisez d’abord les motifs. Un refus exprès doit être motivé, l’article L211-2 du code des relations entre le public et l’administration visant les décisions qui refusent une autorisation, et le motif porte parfois sur un point que vous pouvez changer, un tracé ou une date. En agglomération, le refus peut aussi venir du calendrier de coordination : le maire peut refuser d’inscrire vos travaux, sans avoir à motiver ce refus si le revêtement a moins de trois ans, selon l’article L115-1 du code de la voirie routière.
Face à un refus tacite, demandez-en les motifs dans le délai de recours : l’article L232-4 du même code oblige l’administration à les communiquer dans le mois, et proroge le délai de recours jusqu’à deux mois après cette communication.
Vous pouvez ensuite former un recours gracieux devant l’auteur de la décision, ou saisir le tribunal administratif dans les deux mois, qui courent de la notification pour un refus exprès et de la naissance du refus pour un refus tacite, selon les articles R421-1 et R421-2 du code de justice administrative. Ne creusez pas en attendant : occuper le domaine public routier sans autorisation est puni de l’amende des contraventions de la cinquième classe par l’article R*116-2 du code de la voirie routière, soit 1 500 euros et 3 000 euros en récidive, et la remise en état peut être faite d’office à vos frais.
RÉPUBLIQUE FRANÇAISE
DÉPARTEMENT DE L’YONNE
COMMUNE DE SAINT-JULIEN-DU-SAULT
Arrêté temporaire réglementant la circulation route départementale n° 22 : travaux de raccordement d’une maison individuelle au réseau d’eau potable
VU les articles L2212-1 et L2212-2 du code général des collectivités territoriales ;
VU l’article L2213-1 du code général des collectivités territoriales ;
VU l’article L2213-2 du code général des collectivités territoriales ;
VU l’article L411-1 du code de la route ;
VU l’article R110-2 du code de la route ;
VU l’article R411-25 du code de la route ;
VU l’arrêté interministériel du 24 novembre 1967 modifié relatif à la signalisation des routes et autoroutes ;
VU l’instruction interministérielle sur la signalisation routière, 8ᵉ partie « signalisation temporaire », approuvée par l’arrêté du 6 novembre 1992 modifié, dans sa version consolidée au 4 septembre 2025 ;
VU le règlement de voirie départemental en vigueur ;
VU la demande formulée par l’entreprise Sogea Centre-Est, située 12 rue des Fossés, 89100 Sens, pour le compte de la communauté de communes du Gâtinais en Bourgogne, ayant pour objet : travaux de raccordement d’une maison individuelle au réseau d’eau potable ;
VU l’accord technique du gestionnaire de la voie ;
Considérant qu’en raison de travaux de raccordement d’une maison individuelle au réseau d’eau potable, route départementale n° 22, entre le n° 12 et le carrefour avec la rue des Écoles, sur une longueur de 180 mètres, dont l’exécution est confiée à l’entreprise Sogea Centre-Est pour le compte de la communauté de communes du Gâtinais en Bourgogne, la chaussée doit être rétrécie ;
Considérant que la configuration des lieux, la nature des travaux et leur empiètement sur le domaine public routier nécessitent, pour garantir les meilleures conditions de sécurité des usagers et des personnes présentes, la modification de l’organisation de la circulation et du stationnement sur cette section ;
Considérant que rien ne s’oppose à ce qu’il soit fait droit à la demande présentée par l’entreprise Sogea Centre-Est ;
ARRÊTE
Article 1er : Objet
Du 14 septembre 2026 au 25 septembre 2026 inclus, de 8 h 00 à 17 h 30, la circulation est réglementée route départementale n° 22, entre le n° 12 et le carrefour avec la rue des Écoles, sur une longueur de 180 mètres, sur le territoire de la commune de Saint-Julien-du-Sault, en raison de travaux de raccordement d’une maison individuelle au réseau d’eau potable.
Article 2 : Emprise sur la voie
La chaussée est rétrécie au droit des travaux ; le croisement des véhicules y demeure possible. Les dépassements sont interdits sur l’emprise du chantier, quelles que soient les voies laissées libres à la circulation.
Article 3 : Stationnement
Le stationnement est interdit sur l’emprise du chantier pendant toute la durée de la mesure, à l’exception des véhicules qui y sont affectés.
Article 4 : Signalisation
La signalisation temporaire est conforme aux prescriptions de l’instruction interministérielle sur la signalisation routière, 8ᵉ partie « signalisation temporaire », approuvée par l’arrêté du 6 novembre 1992 modifié, dans sa version consolidée au 4 septembre 2025. Signalisation d’approche : AK5, à 20 mètres au moins en amont de l’emprise, dans chaque sens de circulation ; posé sur le trottoir à 0,50 mètre du bord de chaussée en laissant au moins 0,90 mètre libre aux piétons, et sur la chaussée à défaut ; B3, à 10 mètres au moins en amont de l’emprise, dans chaque sens de circulation. Signalisation de position : B21a, au moins deux en tête du biseau lorsque celui-ci est réalisé au moyen de cônes K5a ; K8, en tête de la zone neutralisée, orienté vers la voie laissée libre ; K5c, en alignement le long de l’emprise ; K5a, en biseau à l’entrée de la zone neutralisée, puis en balisage longitudinal ; K2 portant la mention « FIN DE CHANTIER », en barrage frontal de l’emprise ; seul le dernier barrage porte la mention à son revers. Signalisation de fin : B31, quelques dizaines de mètres après la fin de l’emprise, dans chaque sens de circulation. La mise en place et la maintenance de la signalisation de restriction et de protection de l’emprise du chantier sont à la charge et sous la responsabilité de l’entreprise Sogea Centre-Est. La signalisation est occultée pendant les périodes où aucune restriction ne persiste et éclairée la nuit dans le cas contraire. Elle est enlevée dès lors qu’ont disparu les motifs qui ont conduit à l’implanter.
Article 5 : Cheminement des piétons
Un cheminement piéton d’une largeur minimale de 1,40 mètre, libre de tout obstacle, est maintenu au droit des travaux. Le balisage constitue une barrière physique entre l’emprise du chantier et les voies de circulation pour véhicules et piétons.
Article 6 : Dérogations
Par dérogation aux dispositions qui précèdent, la circulation demeure autorisée pour les riverains, les véhicules de secours et de lutte contre l’incendie ainsi que les véhicules de collecte des ordures ménagères. L’accès des riverains à leur propriété et des services de secours est maintenu pendant toute la durée de la mesure.
Article 7 : Entrée en vigueur
Les dispositions définies par le présent arrêté prennent effet le jour de la mise en place de la signalisation.
Article 8 : Publicité
Le présent arrêté est publié dans les conditions prévues par l’article L2131-1 du code général des collectivités territoriales et affiché à chaque extrémité de l’emprise du chantier. La commune comptant moins de 3 500 habitants, ces modalités sont celles choisies par délibération du conseil municipal ; à défaut de délibération, la publication sous forme électronique s’applique.
Article 9 : Voies et délais de recours
Le présent arrêté peut faire l’objet d’un recours gracieux devant son auteur dans le délai de deux mois à compter de sa publication. Un recours contentieux peut être formé devant le tribunal administratif territorialement compétent dans le même délai, le cas échéant à compter de la réponse au recours gracieux. Le tribunal administratif peut être saisi par l’application Télérecours citoyens, accessible sur le site www.telerecours.fr.
Article 10 : Ampliation et exécution
Les agents de la force publique et les services gestionnaires de la voie sont chargés, chacun en ce qui le concerne, de l’exécution du présent arrêté, dont ampliation est adressée à : le bénéficiaire, Sogea Centre-Est ; le commandant de la brigade de gendarmerie ou le commissaire de police territorialement compétent ; le directeur du service départemental d’incendie et de secours ; le service chargé de la collecte des déchets.
Fait à Saint-Julien-du-Sault, le 3 septembre 2026.
Le Maire de la Commune de Saint-Julien-du-Sault,
RÉPUBLIQUE FRANÇAISE
DÉPARTEMENT DE L’YONNE
Permission de voirie route départementale n° 22 : travaux de raccordement d’une maison individuelle au réseau d’eau potable
VU l’article L3221-4 du code général des collectivités territoriales ;
VU l’article L113-2 du code de la voirie routière ;
VU l’article L115-1 du code de la voirie routière ;
VU l’article R*116-2 du code de la voirie routière ;
VU les articles L2122-1 à L2122-3 du code général de la propriété des personnes publiques ;
VU l’article L3111-1 du code général de la propriété des personnes publiques ;
VU l’article L2125-1 du code général de la propriété des personnes publiques ;
VU les articles R554-22 et R554-26 du code de l’environnement ;
VU l’instruction interministérielle sur la signalisation routière, 8ᵉ partie « signalisation temporaire », approuvée par l’arrêté du 6 novembre 1992 modifié, dans sa version consolidée au 4 septembre 2025 ;
VU le règlement de voirie départemental en vigueur ;
VU la délibération fixant le tarif des redevances dues pour l’occupation du domaine public routier ;
VU la demande formulée par l’entreprise Sogea Centre-Est, située 12 rue des Fossés, 89100 Sens, pour le compte de la communauté de communes du Gâtinais en Bourgogne, ayant pour objet : travaux de raccordement d’une maison individuelle au réseau d’eau potable ;
VU l’état des lieux ;
Considérant qu’en raison de travaux de raccordement d’une maison individuelle au réseau d’eau potable, route départementale n° 22, entre le n° 12 et le carrefour avec la rue des Écoles, sur une longueur de 180 mètres, dont l’exécution est confiée à l’entreprise Sogea Centre-Est pour le compte de la communauté de communes du Gâtinais en Bourgogne, le domaine public routier doit être occupé avec emprise dans son sol ;
Considérant que rien ne s’oppose à ce qu’il soit fait droit à la demande présentée par l’entreprise Sogea Centre-Est ;
ARRÊTE
Article 1er : Autorisation
Le bénéficiaire, la communauté de communes du Gâtinais en Bourgogne, est autorisé à faire exécuter par l’entreprise Sogea Centre-Est, dans l’emprise du domaine public routier, route départementale n° 22, entre le n° 12 et le carrefour avec la rue des Écoles, sur une longueur de 180 mètres, sur le territoire de la commune de Saint-Julien-du-Sault, les travaux ci-après : travaux de raccordement d’une maison individuelle au réseau d’eau potable. Ces travaux sont exécutés du 14 septembre 2026 au 25 septembre 2026 inclus, de 8 h 00 à 17 h 30, à charge pour le bénéficiaire de se conformer aux dispositions des articles suivants.
Article 2 : Signalisation
L’entreprise Sogea Centre-Est a la charge de la signalisation temporaire de l’emprise du chantier sur le domaine public et répond des conséquences d’un défaut ou d’une insuffisance de cette signalisation. Celle-ci est conforme aux prescriptions de l’instruction interministérielle sur la signalisation routière, 8ᵉ partie « signalisation temporaire », approuvée par l’arrêté du 6 novembre 1992 modifié, dans sa version consolidée au 4 septembre 2025. Elle est enlevée dès lors qu’ont disparu les motifs qui ont conduit à l’implanter.
Article 3 : Cheminement des piétons
Un cheminement piéton d’une largeur minimale de 1,40 mètre, libre de tout obstacle, est maintenu au droit des travaux. Le balisage constitue une barrière physique entre l’emprise du chantier et les voies de circulation pour véhicules et piétons.
Article 4 : Déclarations préalables
Les travaux ne peuvent commencer qu’après l’envoi aux exploitants de réseaux de la déclaration de projet de travaux, par le maître d’ouvrage, et de la déclaration d’intention de commencement de travaux, par l’entreprise qui les exécute, et la réception de leurs récépissés. L’exploitant répond à la déclaration de projet dans un délai de neuf jours, jours fériés non compris, porté à quinze jours lorsqu’elle n’est pas dématérialisée, et à la déclaration d’intention de commencement de travaux dans un délai de sept jours, porté à neuf jours dans le même cas.
Article 5 : Remblaiement et réfection
Le bénéficiaire assure le remblaiement de la fouille ainsi que les réfections provisoire et définitive de la chaussée, du trottoir et de leurs dépendances, avec des revêtements conformes à ceux existants et selon les règles de l’art. La réfection définitive intervient au plus tard un an après la réfection provisoire. Le bénéficiaire assure ensuite l’entretien de la zone reprise. À défaut d’exécution dans les délais et après mise en demeure, les travaux sont exécutés d’office à ses frais.
Article 6 : Prescriptions de tranchée
Sous trottoir, la génératrice supérieure de la canalisation est placée à 0,80 mètre au minimum au-dessous du niveau du trottoir. Un grillage avertisseur est posé à 0,30 mètre au-dessus de la canalisation. Les tranchées transversales sont réalisées par demi-chaussée et la traversée de chaussée s’effectue par fonçage. La chaussée est sciée à la scie diamantée.
Article 7 : Précarité et responsabilité
La présente autorisation est délivrée à titre personnel, précaire et révocable. Elle ne confère aucun droit réel à son titulaire et ne peut être cédée. Elle peut être retirée à tout moment pour des motifs tenant à la conservation ou à l’utilisation du domaine public, sans que son bénéficiaire puisse prétendre à indemnité. Les droits des tiers sont et demeurent expressément réservés. Le bénéficiaire est responsable, tant vis-à-vis du gestionnaire du domaine que des tiers, des accidents de toute nature qui pourraient résulter de son occupation ou de ses travaux. En cas de retrait, il remet les lieux dans leur état primitif. Le présent arrêté ne dispense pas son bénéficiaire des autorisations ou déclarations exigées par d’autres réglementations, notamment en matière d’urbanisme.
Article 8 : Redevance
L’occupation du domaine public donne lieu au paiement d’une redevance, dans les conditions et selon le tarif fixés par délibération de l’assemblée délibérante du gestionnaire de la voie.
Article 9 : Sanctions
Toute occupation du domaine public routier, tout dépôt et tout travail exécutés sans autorisation, ainsi que toute atteinte à l’intégrité de ce domaine, sont passibles de l’amende prévue pour les contraventions de la cinquième classe par l’article R*116-2 du code de la voirie routière.
Article 10 : Notification
Le présent arrêté est notifié à son bénéficiaire.
Article 11 : Voies et délais de recours
Le présent arrêté peut faire l’objet d’un recours gracieux devant son auteur dans le délai de deux mois à compter de sa notification. Un recours contentieux peut être formé devant le tribunal administratif territorialement compétent dans le même délai, le cas échéant à compter de la réponse au recours gracieux. Le tribunal administratif peut être saisi par l’application Télérecours citoyens, accessible sur le site www.telerecours.fr.
Article 12 : Ampliation et exécution
Les agents de la force publique et les services gestionnaires de la voie sont chargés, chacun en ce qui le concerne, de l’exécution du présent arrêté, dont ampliation est adressée à : le bénéficiaire, la communauté de communes du Gâtinais en Bourgogne ; l’entreprise Sogea Centre-Est, qui exécute les travaux ; le commandant de la brigade de gendarmerie ou le commissaire de police territorialement compétent ; le directeur du service départemental d’incendie et de secours ; le service chargé de la collecte des déchets.
Fait le 3 septembre 2026.
Le Président du Conseil départemental de l’Yonne,
Télécharger ce modèle
Vous pouvez télécharger ces actes en Word ou en OpenDocument. La commune, le bénéficiaire, la voie, les dates et les heures, le numéro et le lieu de signature y sont laissés entre crochets, à compléter ; les visas, les articles et la signalisation sont ceux de la situation décrite ici.
- Arrêté de circulation Télécharger en Word Télécharger en OpenDocument
- Permission de voirie Télécharger en Word Télécharger en OpenDocument
Pour un acte déjà rempli à votre nom, avec votre voie et vos dates, créez-le avec OpenArrêté : nous le rédigeons en entier et vous le téléchargez avec son avis d’affichage.
Questions fréquentes
Peut-on commencer les travaux si l’administration n’a pas répondu ?
Non : au bout de deux mois, le silence vaut refus, et creuser sans titre expose à l’amende de l’article R*116-2 du code de la voirie routière. Le silence du maire sur le calendrier de coordination vous permet de travailler à la date demandée, mais il ne vous autorise pas à occuper la route.
Une permission de voirie peut-elle être transférée à un nouveau propriétaire ?
Non, elle est personnelle. La Dordogne précise qu’elle ne peut pas être cédée, l’Orne et la Somme demandent au nouveau propriétaire de refaire la demande, et la permission de l’exemple plus bas l’écrit dans son article sur la précarité.
Faut-il une nouvelle permission pour réparer un réseau déjà posé ?
Pas forcément. Le règlement de voirie de la Somme dispense de nouvelle demande l’entretien des ouvrages autorisés qui ne les modifie pas et ne touche pas à l’intégrité du domaine, contre un avis d’ouverture quarante-huit heures avant. En cas d’urgence, la Charente-Maritime laisse entreprendre la réparation sans délai, à condition d’aviser immédiatement ses services, et le maire en agglomération.
La permission de voirie dispense-t-elle d’une autorisation d’urbanisme ?
Non, les deux se cumulent quand le projet relève aussi de l’urbanisme : la Dordogne et la Charente-Maritime l’écrivent, et la permission de l’exemple plus bas aussi. Le formulaire national demande d’ailleurs la référence du permis de construire ou de la déclaration de travaux, s’il y en a une.
La permission de voirie remplace-t-elle la DT et la DICT ?
Non. Ces déclarations s’adressent aux exploitants de réseaux, par le guichet unique, pour savoir ce qu’il y a dans le sol ; la permission s’adresse au gestionnaire de la route et vous autorise à l’ouvrir. La notice du formulaire précise d’ailleurs qu’il ne traite pas des déclarations d’intention de commencement de travaux.
Qui paie le branchement et la réfection de la chaussée ?
Pour un raccordement, c’est vous qui payez, sur devis ou au tarif du service de l’eau : le Grand Belfort et le syndicat des eaux et de l’assainissement Alsace-Moselle réalisent le branchement aux frais de l’abonné ou du demandeur. Face au gestionnaire de la route, c’est celui qui a creusé qui répond du remblaiement et des réfections, au titre des articles R*141-13 et suivants du code de la voirie routière.
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