Modèle d’arrêté portant permission de voirie
Textes vérifiés le 27 août 2026
La permission de voirie est l’arrêté par lequel le gestionnaire d’une voie autorise un occupant à ouvrir le sol du domaine public routier et à y laisser un ouvrage : c’est l’emprise de l’article L113-2 du code de la voirie routière. Le modèle composé plus bas, pour un fourreau de fibre optique posé sous un trottoir communal, en contient tous les articles, expliqués pour la mairie qui le rédige comme pour celui qui le reçoit. Il se télécharge en Word et en OpenDocument, les noms, la voie et les dates laissés entre crochets, et vous pouvez le refaire pour votre rue, gratuitement et sans compte.
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Créer mon arrêtéTélécharger le modèle en WordQui signe la permission de voirie, et à qui est-elle délivrée ?
C’est le gestionnaire de la voie qui la délivre, c’est-à-dire la collectivité qui en est propriétaire ou qui en a reçu la charge, et le panneau d’agglomération n’y change rien. Pour une permission de voirie communale, le maire signe ; quand la voirie a été transférée à l’intercommunalité, c’est son président. Sur une route départementale, c’est le président du conseil départemental, qui gère le domaine du département au titre de l’article L3221-4 du code général des collectivités territoriales, même dans la traversée du bourg où le maire signe l’arrêté de circulation. Sur une route nationale, c’est le préfet, au nom de l’État.
Le bénéficiaire est nommé à l’article premier, et le reste de l’acte s’adresse à lui : la réfection, la redevance et la remise en état sont à sa charge. Quand une entreprise dépose la demande pour un maître d’ouvrage, c’est lui que l’article premier autorise, à faire exécuter les travaux par l’entreprise, et les visas le disent aussi : dans notre exemple, l’entreprise qui pose le fourreau agit pour le compte de l’opérateur du réseau. Pour un ouvrage qui restera dans le sol, regardez qui l’occupera une fois l’entreprise repartie : sur un réseau de communications électroniques, c’est l’opérateur, titulaire du droit de passage, et le modèle diffusé en 2013 par l’Association des maires de France l’autorise lui-même à établir, occuper et exploiter son réseau.
Ce qu’une permission de voirie autorise
Elle autorise une occupation du domaine public routier avec emprise, seul critère de l’article L113-2 du code de la voirie routière : il faut « une permission de voirie dans le cas où elle donne lieu à emprise », un permis de stationnement dans les autres cas. L’emprise est une incorporation au sol ou une modification de l’assiette de la voie. Un fourreau, un branchement, une chambre de tirage ou un support scellé en relèvent ; une benne, un échafaudage posé sur ses pieds ou un dépôt de matériaux n’en relèvent pas, quelle que soit la durée du chantier.
Les deux titres ne relèvent pas du même pouvoir : la permission appartient au gestionnaire du domaine, le permis de stationnement à l’autorité de police de la circulation, qui pour le maire se fonde sur l’article L2213-6 du code général des collectivités territoriales. Tous deux sont délivrés « à titre précaire et révocable ». On parle aussi d’arrêté de voirie ou d’autorisation de voirie, et l’intitulé du Cerfa 14023 commence par « Demande de permission ou d’autorisation de voirie » : quel que soit le mot, c’est l’emprise qui décide du titre à délivrer.
Quels textes viser dans un arrêté de permission de voirie ?
Une permission ne vise ni le code de la route ni les articles L2213-1 et L2213-2 du code général des collectivités territoriales, qui fondent la police de la circulation. Son socle est le code de la voirie routière : l’article L113-2 pour le titre, l’article L115-1 pour la coordination des travaux, l’article R*116-2 pour la sanction, les articles R*141-13 à R*141-21 pour le remblaiement et les réfections des voies communales. S’y ajoutent, dans le code général de la propriété des personnes publiques, les articles L2122-1 à L2122-3, qui interdisent d’occuper sans titre et rendent toute occupation temporaire, précaire et révocable, l’article L3111-1 sur l’inaliénabilité du domaine public et l’article L2125-1 sur la redevance.
Notre exemple pose un fourreau de fibre optique : la permission vise donc aussi l’article L47 du code des postes et des communications électroniques, qui donne aux opérateurs leur droit de passage, et l’article R20-52, qui plafonne leur redevance. Elle vise les articles R554-22 et R554-26 du code de l’environnement pour les délais des déclarations de réseaux, et la 8ᵉ partie de l’instruction interministérielle sur la signalisation routière. Restent les actes locaux et les pièces : le règlement de voirie, la délibération tarifaire, sans laquelle la collectivité ne peut rien percevoir, la demande et l’état des lieux, que le règlement de voirie exige sans qu’aucun texte national l’impose. Si un adjoint signe, visez aussi son arrêté de délégation.
Les articles qui encadrent le chantier
L’article premier dit qui est autorisé, à faire quoi, où et quand. Dans notre exemple de permission de voirie, le bénéficiaire peut exécuter les travaux « dans l’emprise du domaine public routier », rue des Tilleuls, entre le n° 12 et le carrefour avec la rue des Écoles, sur 180 mètres, du 14 au 25 septembre 2026, de 8 h à 17 h 30. Ces bornes et ces dates diront, le jour d’un désordre, si la fouille était autorisée : en dehors, l’entreprise travaille sans titre. Suivent la signalisation, à la charge de l’entreprise qui répond de ses défauts, et le cheminement des piétons, maintenu sur 1,40 mètre comme le veut l’article 132 de la 8ᵉ partie de l’instruction.
L’article sur les déclarations préalables subordonne l’ouverture de la tranchée aux récépissés de la déclaration de projet de travaux et de la déclaration d’intention de commencement de travaux. Il en rappelle les délais, qui diffèrent : l’exploitant répond à la première en neuf jours, quinze si elle n’est pas dématérialisée, selon l’article R554-22 du code de l’environnement, et à la seconde en sept jours, neuf sur papier, selon l’article R554-26 depuis le 1ᵉʳ janvier 2025, jours fériés non compris. La permission ne déclare rien elle-même : la déclaration de projet revient au maître d’ouvrage, celle d’intention à l’entreprise.
L’article sur le remblaiement et la réfection reprend les articles R*141-13 à R*141-17 du code de la voirie routière : celui qui a été autorisé à ouvrir la voie la remblaie et en assure les réfections provisoire et définitive, à moins d’un an d’intervalle. Les prescriptions de tranchée, elles, viennent des règlements de voirie et d’aucun texte national. Notre modèle place le haut de la canalisation à 0,80 mètre au moins sous le niveau du trottoir et fait traverser la chaussée par fonçage ; l’exemple d’arrêté diffusé par Anjou Numérique pour la fibre en Maine-et-Loire place le haut des fourreaux à 0,60 mètre de profondeur au moins. Alignez ces cotes sur votre règlement.
Les articles qui encadrent l’occupation
L’article sur la précarité est celui que les bénéficiaires contestent le plus. L’autorisation est personnelle, et elle est précaire et révocable comme l’exigent l’article L113-2 du code de la voirie routière et l’article L2122-3 du code général de la propriété des personnes publiques ; elle ne confère aucun droit réel et ne se cède pas. L’acte la dit retirable à tout moment, sans indemnité, pour des motifs tenant à la conservation ou à l’utilisation du domaine ; l’article L2125-6 du même code fait alors restituer la part de redevance versée d’avance pour la période restant à courir, sauf si le retrait sanctionne l’inexécution de ses clauses. Le bénéficiaire répond des accidents, remet les lieux dans leur état primitif si l’autorisation lui est retirée, et l’acte ne le dispense d’aucune autre autorisation, d’urbanisme notamment.
L’article sur la redevance applique l’article L2125-1 du même code, selon lequel toute occupation du domaine public donne lieu à redevance, et renvoie à la délibération du gestionnaire pour le tarif : aucun texte national ne fixe de montant pour une occupation ordinaire. L’article sur les sanctions rappelle que l’occupation, le dépôt et le travail exécutés sans autorisation sur le domaine public routier exposent à l’amende prévue pour les contraventions de la cinquième classe par l’article R*116-2 du code de la voirie routière, 1 500 euros et 3 000 euros en récidive : l’entreprise qui déborde de l’emprise ou des dates y tombe.
Les derniers articles ferment l’acte. La permission, décision individuelle, se notifie au bénéficiaire, et cette notification fait courir les deux mois du recours gracieux et du recours contentieux, ce dernier pouvant passer par Télérecours citoyens ; le délai n’est opposable que si la notification mentionne les voies et délais de recours, dit l’article R421-5 du code de justice administrative. L’ampliation part au bénéficiaire, à l’entreprise qui exécute les travaux, à la gendarmerie ou à la police, aux secours et au service de collecte des déchets ; notre bordereau porte les coordonnées de la gendarmerie, des secours, du département et de la préfecture, tirées de l’annuaire de l’administration, et les autres destinataires restent à compléter.
Quelle durée donner à la permission, et comment la prolonger ?
Aucun texte ne lui fixe de durée, comme le rappelait la note de l’Association des maires de France du 4 février 2013. Le code général de la propriété des personnes publiques pose seulement, à son article L2122-2, que l’occupation du domaine public ne peut être que temporaire. Notre modèle date le chantier, du 14 au 25 septembre 2026, soit la période que l’entreprise doit tenir et que l’arrêté de circulation reprend.
Un réseau reste en place bien après le départ de l’entreprise, et la collectivité qui veut encadrer cette occupation durable en fixe l’échéance. Le modèle de l’association retenait quinze ans pour les réseaux de France Télécom, et l’exemple d’Anjou Numérique consent l’occupation jusqu’en 2044. Tous deux font demander le renouvellement trois mois avant l’échéance. Si votre permission doit couvrir l’ouvrage au-delà du chantier, écrivez cette échéance et ce qu’elle entraîne : notre modèle ne fait remettre les lieux en état qu’en cas de retrait, pour ne pas faire déposer à la fin du chantier l’ouvrage qu’il vient d’autoriser.
Si le chantier déborde, demandez avant la date de fin un arrêté qui vise le premier et porte la nouvelle date, pour la permission comme pour l’arrêté de circulation : une autorisation échue ne couvre plus rien. La déclaration d’intention de commencement de travaux se refait elle aussi si les travaux n’ont pas commencé trois mois après la consultation du guichet unique, selon l’article R554-33 du code de l’environnement.
Permission de voirie pour la fibre optique : le droit de passage des opérateurs
Un opérateur télécom tient de l’article L47 du code des postes et des communications électroniques le droit d’occuper le domaine public routier en y implantant des ouvrages, si l’occupation reste compatible avec son affectation. Il lui faut une permission de voirie, qui peut fixer des prescriptions d’implantation et d’exploitation ; mais l’autorité ne peut faire obstacle au droit de passage que pour le respect des exigences essentielles, la protection de l’environnement et les règles d’urbanisme, et la permission ne peut rien dire des conditions commerciales. L’article R*20-45 la fait délivrer par le préfet sur les routes nationales et les autoroutes non concédées, par le concessionnaire sur les autoroutes concédées, et ailleurs par l’exécutif du gestionnaire.
La demande indique l’objet et la durée de l’occupation (article R20-47), avec le dossier technique dont l’arrêté du 26 mars 2007 fixe le contenu en sept points, parmi lesquels le plan du réseau coté à 20 centimètres près et le tracé numérique des ouvrages de génie civil. L’autorité se prononce en deux mois à compter de l’accusé de réception du dossier complet, et le silence d’une collectivité vaut rejet, le décret du 10 novembre 2015 rangeant cette demande parmi les exceptions au silence valant acceptation. Quand le gestionnaire refait ensuite sa voie, il peut faire déplacer l’installation avec un préavis d’au moins deux mois, sauf urgence (article R20-49).
L’article R20-52 plafonne la redevance, sur la voirie routière hors autoroutes, à 30 euros par kilomètre et par artère quand le sol ou le sous-sol est utilisé et à 40 euros en aérien, montants de 2006 que l’article R20-53 révise chaque 1ᵉʳ janvier sur l’index des travaux publics. Pour 2026, l’Association des maires de France calcule 49,11 euros par kilomètre d’artère souterraine et 65,49 euros en aérien sur le domaine public routier communal. Une artère étant un fourreau, avec ou sans câbles, 180 mètres de fourreau, la longueur de notre exemple, ne peuvent rapporter plus de 8,84 euros par an, et rien du tout sans délibération du conseil municipal.
Électricité et gaz : l’accord technique à la place de la permission
L’article L113-2 du code de la voirie routière ne joue qu’« en dehors des cas prévus aux articles L. 113-3 à L. 113-7 », qui sont ceux des réseaux. Pour les télécommunications, l’article L113-4 renvoie au code des postes et des communications électroniques, qui rétablit la permission. Pour l’électricité et le gaz, l’article L113-5 renvoie aux textes propres à ces énergies. Enedis et GRDF relèvent du régime de la concession, et leur concession leur confère le droit d’exécuter sur les voies publiques tous les travaux nécessaires à leurs ouvrages, en se conformant au cahier des charges et aux règlements de voirie : c’est l’article L323-1 du code de l’énergie pour l’électricité, son article L433-3 pour la distribution de gaz.
Ils ne sollicitent donc pas de permission de voirie : leur droit d’occuper vient de leur concession, et c’est pourquoi on les dit occupants de droit. C’est le règlement de voirie qui les encadre, par un accord technique, qu’on appelle aussi accord de voirie, où le gestionnaire fixe les conditions d’exécution avant l’ouverture du chantier ; aucun texte national n’en fixe la forme. Le calendrier de coordination, les déclarations de réseaux, l’arrêté de circulation et la réfection s’appliquent comme ailleurs, et la redevance reste due, selon des plafonds fixés par décret.
Ce que la permission de voirie ne remplace pas
Elle vous autorise à occuper le domaine et ne règle pas la route. Rétrécir la chaussée, neutraliser des places ou détourner les piétons se décide par arrêté de l’autorité de police, le maire en agglomération au titre de l’article L2213-1 du code général des collectivités territoriales, et l’article 135 de la 8ᵉ partie de l’instruction veut que cet arrêté précède la pose de tout signal de prescription, sauf force majeure. C’est le second acte de notre exemple : il établit l’emprise sur le trottoir, interdit le stationnement sur l’emprise, prescrit les panneaux par leurs codes, garde 1,40 mètre aux piétons et ne prend effet que le jour où la signalisation est posée.
Elle ne remplace pas non plus les déclarations de réseaux, adressées aux exploitants, ni l’inscription au calendrier des travaux que le maire tient en agglomération au titre de l’article L115-1 du code de la voirie routière. Il peut refuser d’y inscrire vos travaux par une décision qu’il doit motiver, sauf si le revêtement a moins de trois ans ; pour des travaux imprévus, son silence gardé deux mois vous permet de les exécuter à la date indiquée, quand le même silence vaut rejet sur la permission. Faute d’imprimé local, la permission se demande sur le Cerfa 14023 et l’arrêté de circulation sur le Cerfa 14024.
RÉPUBLIQUE FRANÇAISE
DÉPARTEMENT DE L’YONNE
COMMUNE DE SAINT-JULIEN-DU-SAULT
Arrêté temporaire réglementant la circulation rue des Tilleuls : travaux de pose d’un fourreau de fibre optique sous trottoir
VU les articles L2212-1 et L2212-2 du code général des collectivités territoriales ;
VU l’article L2213-1 du code général des collectivités territoriales ;
VU l’article L2213-2 du code général des collectivités territoriales ;
VU l’article L411-1 du code de la route ;
VU l’article R110-2 du code de la route ;
VU l’article R411-25 du code de la route ;
VU l’arrêté interministériel du 24 novembre 1967 modifié relatif à la signalisation des routes et autoroutes ;
VU l’instruction interministérielle sur la signalisation routière, 8ᵉ partie « signalisation temporaire », approuvée par l’arrêté du 6 novembre 1992 modifié, dans sa version consolidée au 4 septembre 2025 ;
VU le règlement de voirie communal en vigueur ;
VU la demande formulée par l’entreprise Sogea Centre-Est, située 12 rue des Fossés, 89100 Sens, pour le compte de l’opérateur du réseau de fibre optique, ayant pour objet : travaux de pose d’un fourreau de fibre optique sous trottoir ;
Considérant qu’en raison de travaux de pose d’un fourreau de fibre optique sous trottoir, rue des Tilleuls, entre le n° 12 et le carrefour avec la rue des Écoles, sur une longueur de 180 mètres, dont l’exécution est confiée à l’entreprise Sogea Centre-Est pour le compte de l’opérateur du réseau de fibre optique, le cheminement des piétons ne peut être maintenu dans ses conditions habituelles ;
Considérant que la configuration des lieux, la nature des travaux et leur empiètement sur le domaine public routier nécessitent, pour garantir les meilleures conditions de sécurité des usagers et des personnes présentes, la modification de l’organisation de la circulation et du stationnement sur cette section ;
Considérant que rien ne s’oppose à ce qu’il soit fait droit à la demande présentée par l’entreprise Sogea Centre-Est ;
ARRÊTE
Article 1er : Objet
Du 14 septembre 2026 au 25 septembre 2026 inclus, de 8 h 00 à 17 h 30, la circulation est réglementée rue des Tilleuls, entre le n° 12 et le carrefour avec la rue des Écoles, sur une longueur de 180 mètres, sur le territoire de la commune de Saint-Julien-du-Sault, en raison de travaux de pose d’un fourreau de fibre optique sous trottoir.
Article 2 : Emprise sur la voie
L’emprise du chantier est établie sur le trottoir. La circulation des véhicules n’est pas interrompue.
Article 3 : Stationnement
Le stationnement est interdit sur l’emprise du chantier pendant toute la durée de la mesure, à l’exception des véhicules qui y sont affectés.
Article 4 : Signalisation
La signalisation temporaire est conforme aux prescriptions de l’instruction interministérielle sur la signalisation routière, 8ᵉ partie « signalisation temporaire », approuvée par l’arrêté du 6 novembre 1992 modifié, dans sa version consolidée au 4 septembre 2025. Signalisation d’approche : AK5, à 10 mètres au moins en amont de l’emprise, dans chaque sens de circulation ; posé sur le trottoir à 0,50 mètre du bord de chaussée en laissant au moins 0,90 mètre libre aux piétons, et sur la chaussée à défaut. Signalisation de position : K16, entre l’emprise et les circulations, en barrière physique continue sur toute la longueur du chantier. La mise en place et la maintenance de la signalisation de restriction et de protection de l’emprise du chantier sont à la charge et sous la responsabilité de l’entreprise Sogea Centre-Est. La signalisation est occultée pendant les périodes où aucune restriction ne persiste et éclairée la nuit dans le cas contraire. Elle est enlevée dès lors qu’ont disparu les motifs qui ont conduit à l’implanter.
Article 5 : Cheminement des piétons
Un cheminement piéton d’une largeur minimale de 1,40 mètre, libre de tout obstacle, est maintenu au droit des travaux. Le balisage constitue une barrière physique entre l’emprise du chantier et les voies de circulation pour véhicules et piétons.
Article 6 : Dérogations
Par dérogation aux dispositions qui précèdent, la circulation demeure autorisée pour les riverains, les véhicules de secours et de lutte contre l’incendie ainsi que les véhicules de collecte des ordures ménagères. L’accès des riverains à leur propriété et des services de secours est maintenu pendant toute la durée de la mesure.
Article 7 : Entrée en vigueur
Les dispositions définies par le présent arrêté prennent effet le jour de la mise en place de la signalisation.
Article 8 : Publicité
Le présent arrêté est publié dans les conditions prévues par l’article L2131-1 du code général des collectivités territoriales et affiché à chaque extrémité de l’emprise du chantier. La commune comptant moins de 3 500 habitants, ces modalités sont celles choisies par délibération du conseil municipal ; à défaut de délibération, la publication sous forme électronique s’applique.
Article 9 : Voies et délais de recours
Le présent arrêté peut faire l’objet d’un recours gracieux devant son auteur dans le délai de deux mois à compter de sa publication. Un recours contentieux peut être formé devant le tribunal administratif territorialement compétent dans le même délai, le cas échéant à compter de la réponse au recours gracieux. Le tribunal administratif peut être saisi par l’application Télérecours citoyens, accessible sur le site www.telerecours.fr.
Article 10 : Ampliation et exécution
Les agents de la force publique et les services gestionnaires de la voie sont chargés, chacun en ce qui le concerne, de l’exécution du présent arrêté, dont ampliation est adressée à : le bénéficiaire, Sogea Centre-Est ; le commandant de la brigade de gendarmerie ou le commissaire de police territorialement compétent ; le directeur du service départemental d’incendie et de secours ; le service chargé de la collecte des déchets.
Fait à Saint-Julien-du-Sault, le 3 septembre 2026.
Le Maire de la Commune de Saint-Julien-du-Sault,
RÉPUBLIQUE FRANÇAISE
DÉPARTEMENT DE L’YONNE
COMMUNE DE SAINT-JULIEN-DU-SAULT
Permission de voirie rue des Tilleuls : travaux de pose d’un fourreau de fibre optique sous trottoir
VU l’article L113-2 du code de la voirie routière ;
VU l’article L115-1 du code de la voirie routière ;
VU l’article R*116-2 du code de la voirie routière ;
VU les articles R*141-13 à R*141-21 du code de la voirie routière ;
VU les articles L2122-1 à L2122-3 du code général de la propriété des personnes publiques ;
VU l’article L3111-1 du code général de la propriété des personnes publiques ;
VU l’article L2125-1 du code général de la propriété des personnes publiques ;
VU l’article L47 du code des postes et des communications électroniques ;
VU l’article R20-52 du code des postes et des communications électroniques ;
VU les articles R554-22 et R554-26 du code de l’environnement ;
VU l’instruction interministérielle sur la signalisation routière, 8ᵉ partie « signalisation temporaire », approuvée par l’arrêté du 6 novembre 1992 modifié, dans sa version consolidée au 4 septembre 2025 ;
VU le règlement de voirie communal en vigueur ;
VU la délibération fixant le tarif des redevances dues pour l’occupation du domaine public routier ;
VU la demande formulée par l’entreprise Sogea Centre-Est, située 12 rue des Fossés, 89100 Sens, pour le compte de l’opérateur du réseau de fibre optique, ayant pour objet : travaux de pose d’un fourreau de fibre optique sous trottoir ;
VU l’état des lieux ;
Considérant qu’en raison de travaux de pose d’un fourreau de fibre optique sous trottoir, rue des Tilleuls, entre le n° 12 et le carrefour avec la rue des Écoles, sur une longueur de 180 mètres, dont l’exécution est confiée à l’entreprise Sogea Centre-Est pour le compte de l’opérateur du réseau de fibre optique, le domaine public routier doit être occupé avec emprise dans son sol ;
Considérant que rien ne s’oppose à ce qu’il soit fait droit à la demande présentée par l’entreprise Sogea Centre-Est ;
ARRÊTE
Article 1er : Autorisation
Le bénéficiaire, l’opérateur du réseau de fibre optique, est autorisé à faire exécuter par l’entreprise Sogea Centre-Est, dans l’emprise du domaine public routier, rue des Tilleuls, entre le n° 12 et le carrefour avec la rue des Écoles, sur une longueur de 180 mètres, sur le territoire de la commune de Saint-Julien-du-Sault, les travaux ci-après : travaux de pose d’un fourreau de fibre optique sous trottoir. Ces travaux sont exécutés du 14 septembre 2026 au 25 septembre 2026 inclus, de 8 h 00 à 17 h 30, à charge pour le bénéficiaire de se conformer aux dispositions des articles suivants.
Article 2 : Signalisation
L’entreprise Sogea Centre-Est a la charge de la signalisation temporaire de l’emprise du chantier sur le domaine public et répond des conséquences d’un défaut ou d’une insuffisance de cette signalisation. Celle-ci est conforme aux prescriptions de l’instruction interministérielle sur la signalisation routière, 8ᵉ partie « signalisation temporaire », approuvée par l’arrêté du 6 novembre 1992 modifié, dans sa version consolidée au 4 septembre 2025. Elle est enlevée dès lors qu’ont disparu les motifs qui ont conduit à l’implanter.
Article 3 : Cheminement des piétons
Un cheminement piéton d’une largeur minimale de 1,40 mètre, libre de tout obstacle, est maintenu au droit des travaux. Le balisage constitue une barrière physique entre l’emprise du chantier et les voies de circulation pour véhicules et piétons.
Article 4 : Déclarations préalables
Les travaux ne peuvent commencer qu’après l’envoi aux exploitants de réseaux de la déclaration de projet de travaux, par le maître d’ouvrage, et de la déclaration d’intention de commencement de travaux, par l’entreprise qui les exécute, et la réception de leurs récépissés. L’exploitant répond à la déclaration de projet dans un délai de neuf jours, jours fériés non compris, porté à quinze jours lorsqu’elle n’est pas dématérialisée, et à la déclaration d’intention de commencement de travaux dans un délai de sept jours, porté à neuf jours dans le même cas.
Article 5 : Remblaiement et réfection
Le bénéficiaire assure le remblaiement de la fouille ainsi que les réfections provisoire et définitive de la chaussée, du trottoir et de leurs dépendances, avec des revêtements conformes à ceux existants et selon les règles de l’art. La réfection définitive intervient au plus tard un an après la réfection provisoire. Le bénéficiaire assure ensuite l’entretien de la zone reprise. À défaut d’exécution dans les délais et après mise en demeure, les travaux sont exécutés d’office à ses frais.
Article 6 : Prescriptions de tranchée
Sous trottoir, la génératrice supérieure de la canalisation est placée à 0,80 mètre au minimum au-dessous du niveau du trottoir. Un grillage avertisseur est posé à 0,30 mètre au-dessus de la canalisation. Les tranchées transversales sont réalisées par demi-chaussée et la traversée de chaussée s’effectue par fonçage. La chaussée est sciée à la scie diamantée.
Article 7 : Précarité et responsabilité
La présente autorisation est délivrée à titre personnel, précaire et révocable. Elle ne confère aucun droit réel à son titulaire et ne peut être cédée. Elle peut être retirée à tout moment pour des motifs tenant à la conservation ou à l’utilisation du domaine public, sans que son bénéficiaire puisse prétendre à indemnité. Les droits des tiers sont et demeurent expressément réservés. Le bénéficiaire est responsable, tant vis-à-vis du gestionnaire du domaine que des tiers, des accidents de toute nature qui pourraient résulter de son occupation ou de ses travaux. En cas de retrait, il remet les lieux dans leur état primitif. Le présent arrêté ne dispense pas son bénéficiaire des autorisations ou déclarations exigées par d’autres réglementations, notamment en matière d’urbanisme.
Article 8 : Redevance
L’occupation du domaine public donne lieu au paiement d’une redevance, dans les conditions et selon le tarif fixés par délibération de l’assemblée délibérante du gestionnaire de la voie.
Article 9 : Sanctions
Toute occupation du domaine public routier, tout dépôt et tout travail exécutés sans autorisation, ainsi que toute atteinte à l’intégrité de ce domaine, sont passibles de l’amende prévue pour les contraventions de la cinquième classe par l’article R*116-2 du code de la voirie routière.
Article 10 : Notification
Le présent arrêté est notifié à son bénéficiaire.
Article 11 : Voies et délais de recours
Le présent arrêté peut faire l’objet d’un recours gracieux devant son auteur dans le délai de deux mois à compter de sa notification. Un recours contentieux peut être formé devant le tribunal administratif territorialement compétent dans le même délai, le cas échéant à compter de la réponse au recours gracieux. Le tribunal administratif peut être saisi par l’application Télérecours citoyens, accessible sur le site www.telerecours.fr.
Article 12 : Ampliation et exécution
Les agents de la force publique et les services gestionnaires de la voie sont chargés, chacun en ce qui le concerne, de l’exécution du présent arrêté, dont ampliation est adressée à : le bénéficiaire, l’opérateur du réseau de fibre optique ; l’entreprise Sogea Centre-Est, qui exécute les travaux ; le commandant de la brigade de gendarmerie ou le commissaire de police territorialement compétent ; le directeur du service départemental d’incendie et de secours ; le service chargé de la collecte des déchets.
Fait à Saint-Julien-du-Sault, le 3 septembre 2026.
Le Maire de la Commune de Saint-Julien-du-Sault,
Télécharger ce modèle
Vous pouvez télécharger ces actes en Word ou en OpenDocument. La commune, le bénéficiaire, la voie, les dates et les heures, le numéro et le lieu de signature y sont laissés entre crochets, à compléter ; les visas, les articles et la signalisation sont ceux de la situation décrite ici.
- Arrêté de circulation Télécharger en Word Télécharger en OpenDocument
- Permission de voirie Télécharger en Word Télécharger en OpenDocument
Pour un acte déjà rempli à votre nom, avec votre voie et vos dates, créez-le avec OpenArrêté : nous le rédigeons en entier et vous le téléchargez avec son avis d’affichage.
Questions fréquentes
La collectivité a-t-elle un délai pour répondre à une demande de permission de voirie ?
Oui : deux mois, au terme desquels son silence vaut refus, selon le décret n° 2015-1459 du 10 novembre 2015, qui vise aussi la permission demandée par un opérateur de communications électroniques. Vous pouvez demander les motifs de ce refus implicite pendant le délai de recours : ils doivent vous être communiqués dans le mois, et le délai de recours court alors jusqu’à deux mois après leur communication, selon l’article L232-4 du code des relations entre le public et l’administration.
Une commune peut-elle refuser une permission de voirie ?
Oui, par une décision motivée : le 7° de l’article L211-2 du code des relations entre le public et l’administration impose de motiver les décisions qui refusent une autorisation. Face à un opérateur de communications électroniques, sa marge est étroite : l’article L47 ne lui permet de faire obstacle au droit de passage que pour le respect des exigences essentielles, la protection de l’environnement et les règles d’urbanisme.
Qui paie la réfection de la tranchée ?
Celui qui a été autorisé à ouvrir la voie, sauf si le règlement de voirie en décide autrement : l’article R*141-13 du code de la voirie routière lui confie le remblaiement et les deux réfections, la définitive au plus tard un an après la provisoire. S’il ne s’exécute pas, le maire le met en demeure puis fait réaliser les travaux d’office à ses frais, majorés pour frais généraux et de contrôle de 20 % au plus jusqu’à 2 286,74 euros de travaux, 15 % jusqu’à 7 622,45 euros et 10 % au-delà, par tranches (article R*141-21).
Que faire si la commune n’a pas de règlement de voirie ?
L’article R*141-14 du code de la voirie routière prévoit qu’un règlement de voirie, adopté par le conseil municipal après avis d’une commission présidée par le maire, fixe les modalités de remblaiement et de réfection. À défaut, l’article R*141-15 charge le conseil municipal de les déterminer à chaque opération, après concertation avec les intervenants. Retirez alors le visa du règlement de voirie de votre modèle, et faites arrêter par cette délibération les cotes de tranchée.
Peut-on délivrer une permission de voirie sur un chemin rural ?
Non. Un chemin rural appartient au domaine privé de la commune, et la permission de voirie ne se délivre que sur le domaine public routier : l’occupation s’y autorise par une convention signée des deux parties, et la contravention de voirie routière de l’article R*116-2 n’y joue pas. L’arrêté de circulation reste nécessaire, puisque le chemin est ouvert au public et que le maire y exerce la police du passage.
Faut-il une permission pour passer sous la chaussée sans l’ouvrir ?
Oui. Un fonçage ou un forage dirigé laisse un ouvrage dans le sous-sol, ce qui constitue une emprise au sens de l’article L113-2 du code de la voirie routière, même si l’enrobé reste intact. L’article R*116-2 punit expressément celui qui, sans autorisation, a creusé un souterrain sous le domaine public routier. Notre modèle prévoit justement le fonçage pour traverser la chaussée, dans ses prescriptions de tranchée.
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